Pas de vagues, mais plein d'histoires à raconter
Dimanche 15.07.07 - Playa Azul - 21H49
Le voyage par la route est celui que je préfère. Entourés des locaux, on se fond dans le paysage (enfin presque...) et on avale kilomètre après kilomètre en ressentant chaque changement de région, de mode de vie, voire même de climat. Il n'y a que cette façon de me déplacer qui me convienne vraiment. Le voyage est long dans les autobus, on prend le temps de discuter, d'observer, de jouer avec les enfants. Les sourires sont précieux lorsque vous êtes épuisés par la chaleur et la longueur du trajet. On est tous dans le même bateau, pourrait-on dire...
La journée débuta calmement vers 8 heures. On venait de vivre l'une des nuits les plus chaudes du trip. Hop, c'est parti pour quelques heures direction Làzaro Càrdenas. Pas le temps de s'arrêter à la Ticla et surtout pas d'argent. Il n'y a aucun distributeur de cash dans les environs. Pas de regret lorsque nous sommes passés, il n'y avait pas de vagues.
Vers 10 heures, Dieu décida de nous mettre à l'épreuve... Petit signal aigu du car = courroie qui lâche ! Cela nous a valu plus d'une heure d'attente avant d'être dépannés ! A l'inverse des français facilement nerveux et stressés dans les transports en commun, les mexicains étaient très zen, pas un mot de trop. Quel bonheur ! Juste l'attente paisible qui permet à tous de mieux faire connaissance. Et le car qui nous a dépanné était rempli des... américains de Pascuales ! Le monde est petit.
Le voyage a ensuite été interminable, chaud et téméraire. Virages tous les 50 mètres avec un chauffeur qui se prenait pour Lewis Hamilton. Heureusement, Jésus et la Vierge veillent sur nous. Ils sont partout au Mexique : en photos, posters, à chaque coin de rue, dans le métro à Mexico, et bien sûr à l'avant du bus ! On a ainsi pu rallier Làzaro sains et saufs après avoir longé l'autoroute 200. Des images pleins la tête à l'arrivée : plages paradisiaques inhabitées ou presque, manguiers à perte de vue...
Ce soir, nous passons la nuit à Playa Azul, petite localité balnéaire sympa, au milieu des vacanciers mexicains. Le reste du trajet attendra demain, il ne faut pas en abuser...
Mardi 17.07.07 - Barra de Potosi - 20H45
Pas de vagues, mais plein d'histoires à raconter... L'aventure mexicaine continue ! Lundi, une nouvelle semaine commence et on repart vers de nouveaux horizons. De Playa Azul, nous avons rejoint Lazaro Cardenas en minibus puis direction Zihuatanejo. Nous pensions aller à Ixtapa pour surfer les vagues de Playa Linda et The Ranch, mais à la vue des horribles hôtels de 30 étages, nous ne nous sommes pas arrêtés ! Un petit coup de blues s'est emparé de nous à Zihua. La ville est jolie, sans plus, évidemment pas une vague à se mettre sous la dent et les nuages arrivent... Histoire de se mettre à l'eau, on va quand même passer quelques heures dans la folie des complexes immobiliers d'Ixtapa. A droite de la plage, il y a une « mini » vague et quelques locaux d'Escolleras. Pas une session qui restera dans les annales, mais l'essentiel, c'est de s'amuser un peu...
Retour à Zihua et là , surprise ! La petite histoire du jour, c'est la clef restée coincée dans la serrure de l'hôtel. Et oui, après la panne d'autocar, nous voici bloqués dehors. Le serrurier a mis près d'une heure avant de poser un nouveau barillet. On aura tout fait ici ! Au moins, on a retrouvé le sourire, le blues est déjà bien loin...
Aujourd'hui, on continue vers le sud. Avant de rejoindre Acapulco puis Puerto Escondido et de se poser une semaine tranquille, on nous a recommandé Barra de Potosi. On y est très rapidement dans ce petit village paumé entre Zihua et Petàclan. Un bus des années 50 et une carriole très roots nous y ont amené. Alors ok, Barra de Potosi, ça rime avec joli, mais Potosi rime aussi avec pluie. Après le déjeuner de poisson frit sur la plage, on a d'abord cru à une averse, puis une grosse averse. Finalement, on a découvert ce que les mots « pluie tropicale » signifient ! Depuis 8 heures, il pleut non stop ! Notre hôtel est donc complètement inondé. Là voilà , notre histoire du jour ! L'eau coule à travers le toit, des cascades dégringolent le long des escaliers jusqu'au rez de chaussée. Il y a 5 à 10 cm d'eau sur le carrelage de l'entrée, en face de la vraie piscine ! Notre chambre reste très épargnée, complètement au sec. Seules quelques gouttes tombent de temps en temps. On a bien fait d'être au dernier étage !
Ce soir, on espère une seule chose, c'est que la petite histoire ne se répète pas demain... et qu'on rallie Acapulco sous le soleil !