Huanchaco, les origines du surf
Huanchaco, jeudi 14 août 2008, 10h03
Les jours s'écoulent paisiblement au rythme des vagues. El Faro n'a pas vraiment montré ses charmes dimanche matin. Sous le brouillard et seul à l'eau, Romain n'a pris que quelques vagues en bodyboard... Le swell est bien là pourtant, nous le retrouvons à Huanchaco, à quelques kilomètres de Trujillo.
Pendant les trois jours, les vagues sont là . Certes pas énormes, mais cela suffit largement pour prendre du plaisir. 1m50 - 2m pour les premières sessions, cela diminue inexorablement jusqu'à mercredi. A Huanchaco, le surf est très présent. De nombreux locaux sont à l'eau, certains donnent des cours à droite de la jetée. Le niveau est varié, mais il n'y a pas encore de futur champion du monde en puissance ! On est loin de Puerto Escondido et son festival de tubes « giant » ! Pourtant ils ont déjà l'attitude surf biz et se donne des airs tout sauf modestes ! Ici on est très loin des Andes et des Incas. Les marques de surf ont un peu aseptisé les lieux. Mais en ouvrant grand les yeux, on parvient à rester au Pérou...
Les premiers surfeurs, ce sont eux. Les caballitos de totora. Petites embarcations en roseaux, elles permettent aux pêcheurs de passer la barre, prendre une quantité incroyable de crabes et poissons et revenir sur le sable en surfant majestueusement. Une sorte de kayac traditionnel. Après, ils les laissent sécher au soleil (quand il y en a !).
La côte péruvienne n'est pas la destination idéale pour la photo de surf. La lumière est capricieuse, difficile de révéler l'ambiance sous un ciel blanc. Qu'importe les images, l'essentiel est d'être là , non ?!
Pour pallier au manque de vagues mercredi, nous partons à la rencontre de la région. Chan Chan est la plus ancienne cité pré colombienne des Amériques. Une horde de petits écoliers la visitent à nos côtés. Tous de jaune vêtus, ils sourient et piaffent à chacun de nos gestes. Avec les enfants, inutile de parler l'espagnol, leur langue est universelle !
Trujillo se révèle une ville de caractère. Colorée, dynamique et vivante, elle se découvre au hasard. Un coup à droite, un coup à gauche. Le mieux est de s'y perdre. On finit toujours par déjeuner près de la grande Plaza de Armas.
Sous le soleil, les pyramides du Sol et la Luna sont surprenantes. Encore des sacrifices humains ! Il reste des dessins l'attestant. Les Moche aimaient eux aussi le sang de leurs pairs !
En attendant le nouveau swell de vendredi, il ne nous reste plus qu'à nous régaler de poisson sauce au vin blanc et aux crevettes au Club Colonial, notre préféré à Huanchaco et observer les couchers de soleil du balcon de l'hôtel Rivera...