24h00 à Oaxaca
Dimanche 29.07.07 - Mexico - 11H07
Après une nuit un peu agitée et morcelée suite au bordel initié par nos voisins de chambre mexicains et par un moustique qui a décidé de me faire un cadeau de départ, nous avons quitté Puerto Escondido vers 14 heures. Pas de regret, les dernières vagues furent plutôt petites. Sur la longue route d'Oaxaca, du vert, du blanc et du rouge. Le vert d'abord... interminable dans ces montagnes luxuriantes, le blanc ensuite... pour le brouillard qui nous a accompagné pendant près de deux heures, et le rouge... symbole de cette terre ocre par endroit.
Après 7 bonnes heures de trajet, nous avons enfin atteint Oaxaca dans la nuit. Le terminal des bus seconde classe nous remet dans l'ambiance mexicaine très rapidement et la place du Zocalo finit de nous séduire. Ce soir, c'est grand luxe à l'hôtel Francia. Lit king size avant d'enchaîner bus et avions pendant plus de 24 heures !
Samedi = Oaxaca. Découverte de cette ville aux cent couleurs. L'architecture est superbe, Oaxaca a beaucoup de caractère. Nous avons sillonné le parc Juarez, le jardin botanique et ses mille cactus, la place de l'église Santo Domingo où avait lieu les mariages ce jour là. Les rues piétonnes renferment de nombreuses boutiques d'artisanat local (on aime, ou on n'aime pas) et des revendeurs de Mezcal, l'alcool d'Oaxaca. Arrivés près de la cathédrale et du Zocalo, nous nous sommes fondus dans la foule massée pour demander la libération de prisonniers. Beaucoup de slogans, de banderoles de revendications politiques suite aux évènements récents et arrestations musclées ! Une ligne de la paix est constituée sur le sol avec des pièces et des billets : c'est le « kilomètre de la liberté ».
Après cette balade, nous sommes allés visiter le magnifique site zapotèque de Monte Alban. Calme et verdoyant, véritablement apaisant. Un écrin de plénitude à deux pas de la ville. Les sites archéologiques sont splendides au Mexique. Beaucoup d'autres sont tentants... mais un peu trop retirés des vagues. La soirée a été très animée. Le Zocalo et ses cafés restaurants étaient bondés. Sous l'orage, nous avons écouté des groupes folkloriques jouer de la musique entraînante et envoûtante.
A présent, nous sommes dans l'avion qui nous ramènera à Madrid demain matin. Le son des guitares, les odeurs de tortillas de maïs, les sourires et les regards des mexicains de 7 à 77 ans et les images du tube de Puerto se mélangent dans nos têtes et nos coeurs.
Mexico, je t'ai rêvé,
Mexico, je t'ai aimé,
Mexico, peut être un jour, je reviendrai.