La Fédération Française de surf lance sa campagne nationale pour un surf sans violences
La FFS lance sa campagne contre les violences et discriminations, avec une idée forte : faire de la règle de priorité le socle pédagogique d'un cadre partagé par toute la communauté.
Dans le lineup, il y a une règle que tout surfeur connaît par cœur : on respecte celui qui a la priorité. Simple, fondamentale, non négociable. La Fédération Française de Surf a décidé d'en faire le moteur de sa nouvelle campagne nationale de prévention des violences et des discriminations.
Baptisée « Le respect, c'est notre priorité », la démarche tranche d'emblée avec les approches purement disciplinaires. Pas question de pointer du doigt ou de stigmatiser. L'idée est de puiser dans ce que le surf transmet depuis toujours respect, bienveillance, inclusion, sécurité, écoute, exemplarité pour bâtir un cadre partagé, lisible et appropriable par tous. Du licencié débutant jusqu'au dirigeant de club.
La vague comme leçon de vie
C'est là où la FFS a eu une idée forte : plutôt que d'imposer un discours venu de l'extérieur, la fédération part de l'intérieur. Elle parle lineup. Elle rappelle que cette culture de la priorité, née pour organiser le partage de l'espace et garantir la sécurité à l'eau, peut s'appliquer bien au-delà des sessions.
En surf libre comme en compétition, ne pas griller la priorité de quelqu'un, c'est une éthique. Un code de conduite que chacun s'engage à respecter dès qu'il entre dans l'eau. La FFSurf fait le pari que ce même état d'esprit irrigue les clubs, les vestiaires, les plages.
À la Fédération Française de Surf, le respect n'est pas une option : c'est une priorité collective. Comme à l'eau, où l'on respecte celui qui a la priorité, nous défendons un cadre clair et partagé pour toutes et tous.
Des outils concrets pour les clubs
La campagne ne s'arrête pas aux belles intentions. Elle propose des ressources directement téléchargeables et activables par les clubs : fiches de signalement pour les majeurs et les mineurs, affiches d'obligation d'affichage, guides pratiques et supports pédagogiques. Tout est pensé pour que chaque dirigeant et chaque encadrant bénévole puisse agir rapidement s'il est confronté à une situation. Le message est clair : ne pas enquêter seul, signaler et laisser le cadre fédéral prendre le relais.
Le dispositif s'articule avec les outils ministériels existants, dont Signal Sports. La FFS a également formalisé un partenariat avec l'association Colosse aux Pieds d'Argile, conventionnée avec la fédération, pour une prise en charge psychologique et juridique des victimes.
Signaler, c'est protéger
Un élément central de la campagne : rendre le signalement visible, accessible et déstigmatisé. 94% des agresseurs sont des proches membres de la famille dans la moitié des cas, et dans 9 cas sur 10 des hommes, dont 25% ont moins de 18 ans. Des chiffres qui rappellent que ces questions ne sont pas abstraites.
Victime ou témoin, chacun peut contacter la commission de la FFSurf par mail à violencediscrimination@surfingfrance ou par SMS au 07 44 30 81 89. En cas de danger immédiat, le 17. Pour les violences sur mineur, le 119. L'ensemble des ressources fiches de signalement, guides, affiches est téléchargeable directement sur le site de la fédération, à la page Prévenir et Agir.