Antofagasta Bodyboard Festival 2026 : qui sera champion du monde DropKnee ?
Le DropKnee fait son grand retour sur le world tour et l'Antofagasta Bodyboard Festival 2026 va couronner son premier champion du monde de la saison.
Amaury Lavernhe
IBC World Tour
Le compte à rebours est lancé. Du 29 avril au 10 mai 2026, Antofagasta accueille l'un des events les plus attendus de la saison : l'Antofagasta Bodyboard Festival. Et cette édition a quelque chose de particulier. Pour la première fois depuis trop longtemps, le DropKnee est de retour sur le world tour, avec à la clé un titre de champion du monde. Un seul event, un seul titre. Autant dire que l'enjeu est maximal.
La Nilda, c'est le spot. Un A-frame redoutable, double sens, avec une droite accessible et une gauche qui est franchement heavy. Les deux directions promettent du spectacle et, surtout, elles mettent tout le monde sur un pied d'égalité, goofy comme regular. Une configuration parfaite pour couronner un vrai champion.
L'IBC a posé des questions aux principaux prétendants. Ce qu'ils ont dit donne déjà le ton.
Morretino, le chasseur devient proie
Sammy Morretino arrive à Antofagasta avec une cible dans le dos. Le Hawaïen est non seulement le champion du monde en titre, mais aussi un cinq fois champion du monde. L'homme à battre, sans discussion.
Je me sens vraiment motivé et serein avant cet event. J'adore la compétition, ça va être génial à Antofagasta. Je suis super excité et heureux d'avoir une chance de décrocher un sixième titre mondial en 2026. Je veux surfer du mieux possible pendant l'event et montrer à tout le monde à quel point le dropknee est incroyable.
Un champion relax. C'est souvent les plus dangereux.
La carte Lavernhe
À ses côtés, Amaury Lavernhe débarque avec une ambition très particulière. Le natif de la Réunion, qui représente l'Espagne depuis peu, n'a encore jamais remporté de titre en DK. Mais s'il y parvient, il rejoindrait Damian King dans un club très fermé : les riders ayant décroché un titre mondial en prone ET en DK. Une double couronne que seul l'Australien possède à ce jour.
Je kiffe le DK depuis que je suis gamin. À la Réunion, c'est une vraie culture, il y a tellement de riders de haut niveau là-bas que ça m'a toujours donné un spark supplémentaire. Avoir au moins un event world-class par an, c'est essentiel pour garder cette belle discipline vivante. On n'avait pas eu de stop l'an dernier, alors cet event à Antofagasta, c'est un signal fort pour montrer aux promoteurs qu'il faut garder le DK sur le tour. Mon objectif, c'est au minimum le top 5, mais je vais me battre pour le top 3. Les deux me rendraient heureux.
Thazar, l'icône en mission
Fabien Thazar, lui, n'a besoin d'aucune motivation externe. Le Réunionnais est une icône du DK, un rider qui chasse les manœuvres les plus radicales à chaque heat, peu importe les conditions. Sa carrière est jalonnée de podiums sur le world tour et il sait mieux que quiconque ce que représente ce style de riding.
Les Chiliens à domicile
Et puis il y a les locaux. Leo Alar, d'Iquique, et Michel Copetta incarnent la scène DK chilienne, une scène qui n'a rien à envier aux meilleures au monde. Pour eux, avoir un stop du world tour à domicile, c'est du pain béni. Copetta, de son côté, tape là où ça fait réfléchir. Le fait que La Nilda soit un A-frame, c'est pour lui un critère essentiel pour la légitimité du titre.
Le DK mérite sa place
Au-delà des résultats, ce que disent ces riders entre les lignes, c'est une vraie revendication. Le DropKnee n'avait pas de stop world tour l'an dernier. Cette édition 2026, c'est autant une compétition qu'une démonstration. Un message aux promoteurs : cette discipline mérite d'être sur le tour, en permanence.
La Nilda va parler. Morretino va défendre. Lavernhe va attaquer. Thazar va envoyer. Et les Chiliens vont se battre pour leur honneur sur leur vague. Rendez-vous du 29 avril au 10 mai à Antofagasta.