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Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 : la course aux qualifs est lancée

Le CIO et l'ISA viennent de valider le système de qualification pour le surf aux JO de Los Angeles 2028. Direction Lower Trestles, un point break californien taillé pour les manœuvres et le surf aérien et la bataille pour y être commence maintenant.

Par rOmanO
Kauli Vaast, champion olympique à Teahupo'o !

Kauli Vaast, champion olympique à Teahupo'o !

Tim Mckenna

Après Chiba et Teahupo'o, le surf olympique écrit un nouveau chapitre. Et quel chapitre. Fernando Aguerre, président de l'ISA, ne cache pas son impatience : « Ce que nous avons vu à Teahupo'o pour Paris 2024 était incroyable. Ces moments indéfinissables d'une époque, le monde entier les yeux fixés sur le surf. C'était la plus grande audience que notre sport ait jamais connue. »

Tahiti a montré la puissance du surf olympique d'une façon que Tokyo n'avait pas encore révélée. Trestles, elle, va offrir autre chose - après les barrels de légende de Teahupo'o, place au surf de manœuvres dans toute sa splendeur. Une vague qui récompense la créativité, la lecture de l'eau et la technicité pure. Un autre style, un autre spectacle. La promesse est énorme.

Et pour y accéder, il va falloir se battre.

Le nouveau système : plus de places, plus de nations

Le changement le plus significatif par rapport aux deux précédents cycles ? Le quota par nation passe à trois surfers par genre. Avant, une même fédération ne pouvait qualifier qu'un homme et une femme maximum via certaines voies. Là, on peut imaginer une délégation de six surfers pour un même pays. Pour des nations comme l'Australie, le Brésil ou la France, ça change tout.

En tout, 48 surfeurs feront le voyage à Los Angeles : 24 hommes et 24 femmes. Et la hiérarchie pour décrocher sa place est clairement établie.

La voie principale passe par le WSL Championship Tour. Les cinq meilleurs surfeurs et surfeuses éligibles au classement à mi-juin 2028 se qualifient directement - avec un maximum d'un par nation. C'est la voie royale, celle des meilleurs professionnels de la planète.

Ce que nous avons vu à Teahupo'o était incroyable. C'était la plus grande audience que notre sport ait jamais connue.

— Fernando Aguerre, Président de l'ISA

Juste derrière, l'ISA World Surfing Games 2028 distribue dix places par genre selon le même principe : un seul représentant par nation parmi les dix premiers. C'est là que les nations sans surfers sur le CT ont leur vraie chance.

Les jeux continentaux complètent le tableau. Asian Games 2026, Pan American Games 2027, European Surfing Championship 2027 : chacun offre une place par genre pour le meilleur surfeur éligible de la zone. Et pour l'Afrique et l'Océanie, l'ISA WSG 2027 réserve également une place par continent - à condition de finir dans le top 25.

Deux places supplémentaires sont attribuées aux nations championnes du monde par équipes lors des ISA WSG 2026 et 2027. Et bien sûr, les États-Unis, pays hôte, ont leur billet garanti si la machine ne les a pas qualifiés avant.

Johanne Defay, médaille de bronze aux JO de Paris

Johanne Defay, médaille de bronze aux JO de Paris

ISA / Pablo Jimenez

Enfin, une place d'universalité par genre est prévue pour les nations en développement - une petite ouverture symbolique mais importante pour que le surf olympique reste ce qu'il doit être : une fête mondiale.

Une mécanique pensée avec les athlètes

Ce qui frappe dans ce nouveau système, c'est qu'il n'a pas été élaboré dans une tour d'ivoire. Justine Dupont, présidente de la Commission des Athlètes de l'ISA, insiste là-dessus : « Nous avons passé beaucoup de temps à réfléchir aux enseignements des cycles précédents, à explorer différents scénarios et à écouter les athlètes. »

Résultat concret : les surfeurs déjà qualifiés ne seront plus obligés de participer aux WSG suivants pour maintenir leur qualification. Une contrainte qui avait agacé plus d'un pro sur le circuit. On entend le message.

Sally Fitzgibbons, VP de l'ISA, souligne l'autre avancée de ce système : « Assurer l'équité de genre dans les qualifications via la ligue professionnelle reflète l'engagement de l'ISA envers l'équité et l'opportunité pour tous les athlètes. »

Trestles, l'horizon de tout le monde

Lower Trestles. Pour ceux qui connaissent cette vague de San Clemente, ils savent déjà. Point break de référence, vague mécanique et généreuse, elle récompense la précision, la puissance et la lecture de l'eau. Pas de hold-out façon Teahupo'o - ici, c'est le surf de performance à son état pur, celui des airs, des carves et des combinaisons qui font hurler les tribunes.

Nous avons passé beaucoup de temps à explorer les scénarios et à écouter les athlètes.

— Justine Dupont, Présidente de la Commission des Athlètes ISA

Aguerre conclut avec cette vision : « Avec LA28, avec Lower Trestles et avec ce système de qualification, nous sommes confiants que les meilleurs surfeurs du monde auront la chance de gagner leur place, de vivre leur rêve olympique et de nous offrir un show inoubliable. »

La course est lancée. Les qualifications commencent dès les Asian Games 2026. Et quelque part sur un lineup ce matin, quelqu'un surfe avec Trestles en tête.