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Ramasse tes clichés : Lauren Hill s'élève contre le sexisme dans le surf

"Pear shaped" c'est un coup de gueule, un coup de chapeau aussi. Zoom sur l'oppression de la surf industry qui voudrait que toutes les filles rentrent dans la même bouteille pour la jetter à la mer et en récolter l'écume.

Sur le ton de l'ironie et doté d'un sens de l'autodérision prononcé, la surfeuse et femme de Dave Rastovich Lauren Hill souhaite diffuser son message au travers de ce film pour démonter les clichés autour de l'image de la surfeuse "idéale" : "Am i the only one ?" questionne t-elle pour renvoyer un sujet de réflexion existentiel auprès des femmes et de la sexisurfisation de ce business qui fait vendre.

Il est vrai que les mentalités ont bien du mal à changer et l'on doute qu'elles viendraient à évoluer un jour. En 2017, le constat est toujours le même, les marques imposent une image unique de propagande véhiculée par des mannequins. Pour vendre un bikini on "doit" vendre un "lifestyle" avant tout. Le business model du spot publicitaire est souvent aussi clair que l'eau dans laquelle elles barbottent : "la passivité prime sur l'habileté, ça tourne".
Pour buzzer sur la toile du web, le cul d'une blonde bronzée bien dimensionnée passe avant les manoeuvres et l'emporte sur la glisse qui elle n'a aucune valeur marketing auprès des consommatrices. Les marques mettent continuellement le paquet sur les qualités physiques "idéales" de la femme pour promouvoir un bikini plutôt que d'insister sur l'esthétisme de leur surf si gracieux à regarder si tant est que les filles choisies sachent surfer (ce qui n'est pas toujours le cas).

Le problème n'est pas tant qu'elles soient belles (quoi que si puisqu'à bien analyser les faits, si une fille du top niveau mondial ne l'est pas elle a beaucoup moins de chance d'assurer la notoriété de son image que sa copine top modèle), il vient surtout du fait que l'on ne leur fasse rien faire d'autre que poser dans un clip en secouant la crinière pour diffuser au plus grand nombre une image sexy du surf au détriment de leur talent et de l'authenticité de ce sport qui se voit inclus depuis un bon moment déjà dans le monde de la mode. Pour se convaincre de l'ampleur du phénomène il n'y à qu'à mesurer le poids de certaines filles en dollars sur "Instagrammes". C'est incroyable le pouvoir de quelques centimètres de peau lisse et halée surplombant la dimension du maillot sous l'oeil de la caméra à filtre consommation quand on y réfléchit; tandis que d'autres eux comptent leurs billets verts par milliers sur les fesses d'Alana Blanchard...;)

Rédaction : Maxence Gallot

PubliŽé le
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