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Raiatea, l'île sacrée

Miri Miri
Miri Miri - www.mango-surf.com

Mercredi 30 septembre 2009, 9h15, Passe de Miri Miri, Raiatea Nous avons quitté Huahine lundi matin pour faire une nouvelle escale dans les Iles sous le Vent. Cette fois-ci, nous voilà  à  Raiatea, l'île sacrée. A peine arrivés, le charme [...]

Mercredi 30 septembre 2009, 9h15, Passe de Miri Miri, Raiatea

Nous avons quitté Huahine lundi matin pour faire une nouvelle escale dans les Iles sous le Vent. Cette fois-ci, nous voilà  à  Raiatea, l'île sacrée. A peine arrivés, le charme nous transporte. Nous avons posé nos valises juste en face de la passe de Miri Miri dans une maison paradisiaque posée sur pilotis à  une dizaine de mètres du lagon. La chambre d'hôtes Temehani ressemble à  mes rêves. Du bois, une terrasse couverte immense et le bruit de l'eau qui clapote en venant lécher la petite plage au bout du jardin. Je suis complètement et sereinement en route pour le paradis ! Et Marie est charmante. Nous adorons parler avec elle de nos vies, de nos projets et de nos voyages. Nous n'aurons pas la chance de rencontrer Roland qui est en mer pour quelques semaines.

Tout est paisible et reposant ici. Mais cela ne nous empêche pas d'être très actifs ! Le spot est juste en face à  la passe. Il y a une droite monstrueuse et dangereuse, mais aussi une gauche juste derrière. Romain est seul à  l'eau toute la matinée. En semaine, on ne voit pas grand monde. Les jeunes sont à  l'école, les autres travaillent. Martial habite juste en face de Miri Miri lui aussi et nous accueille sur son spot. Il surfe ici depuis plus de vingt ans et reste humble. Si l'esprit du surf existe, il ne doit pas être loin de lui... (Lire le récit de la session)

Une fois n'est pas coutume, nous nous régalons avec les différents plats préparés par Marie. Mahi mahi, patates douces, carpaccio de thon rouge, uru au barbecue et une multitude de fruits exotiques colorés...

Et pour ne pas perdre la main, nous enfourchons le vélo ! Hier, nous avons réalisé l'exploit ( !) de faire le tour de l'île. Les paysages changeaient perpétuellement. Du vert clair au vert plus soutenu des montagnes, du turquoise du lagon au bleu marine du grand large. Les palettes de couleurs sont intenses. Le soleil radieux rend les instants passés encore plus forts. Nous traversons des villages minuscules, puis les kilomètres passent et nous avons un sentiment de bout du monde dans le sud de l'île. Plus une seule habitation, plus une lueur de vie humaine à  l'horizon.

Arrivés au croisement de la route du belvédère, un homme descend précipitamment en pick-up et nous lance « hé montez, venez il y a une alerte au tsunami ». Un peu ébahis, nous ne réalisons pas vraiment. Nous avons vu une voiture de police traverser l'île tout à  l'heure sirène hurlante mais n'avions pas compris pourquoi un tel raffut ! Ils ne s'étaient pas d'ailleurs pas arrêtés ! L'homme monte dans la montagne précipitamment. Du coup, on le suit en vélo pour prendre de la hauteur au cas où...

Arrivés au belvédère, il y a deux autres voitures et nous écoutons la radio avec eux. Tahiti et toute la Polynésie sont en alerte rouge ! Incroyable. L'aéroport, les écoles ont été évacués. Pas de panique, mais l'ambiance est bizarre. On se demande ce qui va se passer... Mais à  peine en haut, nous voilà  déjà  redescendus au bord du lagon. L'alerte est levée, les vagues étaient seulement de 30 à  50 cm. RAS. Les Marquises seront un peu plus touchées, mais rien à  voir avec les Samoa à  proximité du séisme. On apprendra le soir même par Marie que la mer s'est retirée devant la maison et que l'eau est montée au fond du jardin. Quelle histoire !

Nous avons donc continué notre périple et vite oublié cet interlude étonnant. Les montées et descentes s'enchaînent, le soleil cogne. Nous découvrons le marae Taputapuatea et observons quelques dauphins dans la baie. Mystique. Les 30 derniers kilomètres sont magiques. La baie de Faaroa est majestueuse, mais interminable ! Je souffre un peu en côte, mais après 5 minutes de break, ça repart ! Après Uturoa, nous passons la marina et arrivons au PK11 où nous croisons Martial qui joue de la guitare au sunset. Et voilà  la villa Temehani. Environ 105 km dans les jambes : ça, c'est fait.

Aujourd'hui, nous profitons d'une journée parfaite avant notre départ pour Bora Bora en fin de journée. Les vagues sont belles, le soleil brille. Pas envie de quitter cet eden...

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