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Premières « Super Bocks » à  Peniche

Ribeira d'Ilhas
Ribeira d'Ilhas - Julien Billard

Jeudi 22 février 2007 Première « Super Bock », Salùd !! Je suis enfin arrivée à  Péniche. La route a été longue et pénible surtout lorsqu'à  mon arrivée, je découvre mon pot d'échappement affalé sur le parking. J'aime la [...]

Jeudi 22 février 2007

Première « Super Bock », Salùd !!

Je suis enfin arrivée à  Péniche. La route a été longue et pénible surtout lorsqu'à  mon arrivée, je découvre mon pot d'échappement affalé sur le parking. J'aime la finesse de cette petite merveille de mécanique : elle attend toujours l'arrivée pour craquer. Comme quoi, c'est vraiment une histoire de sentiments avec ce camion, qui a dû sentir qu'il ne serait pas judicieux de me faire le coup sur l'autoroute. Bien que les paysages soient absolument magnifiques et que chaque arbre donne envie de s'asseoir contre son tronc pour savourer la douceur du soleil, je n'aurais certainement pas été en mesure d'en apprécier la justesse.

Alors me voilà  sue le parking de Lagide, spot de repli de Péniche, que je découvre et déjà  je m'entends dire par les surfeurs présents que la journée avait été magnifique, tout comme la veille, et que réellement c'est dommage que le soleil se couche déjà , « t'aurais dû être là  hier...» !

Alors je me lamente sur cette chaise en plastique, à  regarder du foot en portugais, sirotant ma bière grand format en me disant que j'adore tous ces déboires, car ils finissent toujours par s'arranger.


Vendredi 23 février

8 heures du matin, l'Anglet Surf Club débarque sur le parking. Je suis en pyjama, l'effet de surprise est total ! Alors je grappille quelques conseils pour mon pot et pars à  l'eau rejoindre les quelques téméraires qui affrontent le spot qui sature. Cette gauche de Lagide est sensée s'enrouler sur une jolie plaque rocheuse formant de très beaux bowls à  marée haute. Seulement là , c'est le champ de bataille.

Je décroche mon pot d'échappement et le range dans mon camion. Drôle d'impression ! Ma mascotte se transforme en auto tunning et je pétarade sur la place du village. J'entends d'ici les commentaires, « ah ces jeunes en camion, tous des sauvages !! ».

J'arrive enfin à  l'aéroport de Lisbonne. Une heure, deux heures, j'aperçois enfin le bout de sa planche au contrôle de douanes. Mes fleurs commencent à  faner, enserrées autour de mes mains moites, il s'était trompé d'horaire.

La chance sourit toujours à  ceux qui s'aiment... nous trouvons un mécano qui nous customise un pot d'échappement tout neuf en deux heures de temps. En route pour les vagues !

Pour nous remettre, maquereaux grillés dans un petit restaurant de bord de mer ; la vie de robinsons est reportée à  demain !

A la chasse aux vagues

Samedi 24 février

J'entends des pas sur le gravier. Zut, nous n'avions pas le droit de dormir là . La fine silhouette et les longs cheveux blonds de ce jeune homme n'ont rien à  voir avec ceux d'un gardien de la paix. C'est l'ami d'enfance de mon frère, et celui gr'ce à  qui j'ai appris à  surfer en Normandie. Quelle surprise de le rencontrer à  Ericeira à  sept heures du matin ! Les voyages sont toujours ponctués de nombreux rebondissements !

La chasse aux vagues commence. Houle énorme et vent sud ouest. Ribeira d'Ilhas, Coxos et bien vite Lagide à  Péniche qui est le seul spot surfable par ce vent. Nul doute qu'en hiver, sur cette côte exposée à  toutes les humeurs du temps, un spot orienté nord est une véritable aubaine. Et tous les surfeurs en sont bien conscients, c'est pour cela que le pic est surpeuplé !


Dimanche 25 février

Mes yeux s'accoutument doucement à  la lumière du jour. Que c'est difficile de quitter mon lit tout chaud pour enfiler ma 4/3 mouillée. D'autant plus que mon camion est l'endroit où je dors le mieux au monde.

Il est sept heures, je suis seule au pic, les nuages roses annoncent le lever du soleil. Des gauches d'1m50 déroulent avec une synchronisation magistrale dans cette grande baie abritée. Les murs qui s'offrent à  moi me permettent de m'exprimer, de laisser aller mes envies de courbes et d'exprimer mon énergie dans les gerbes de mes rollers. Une danse matinale qui me laisse le temps d'apprécier chaque virage, chaque lèvre qui frise, chaque section autour de laquelle je pourrais m'enrouler.

Plus tard, nous laissons passer l'averse, au chaud devant un grand café et une pastelleria. Nous observons l'appel de la messe. La pluie n'a pas raison de la foi de ces vieilles dames. Image criante de vérité dans un Portugal très croyant.

Consolaçao est un petit village balnéaire avec un fort aux teintes ocres qui domine une droite massive déroulant sur des rochers pointus. Mais la vague fait au moins deux mètres et les séries ne cessent de rentrer. J'essaye ma sept pieds qui est un vrai bijou : je pars facilement à  la rame sur ces ondes un peu « fat » et elle se manoeuvre presque aussi bien qu'une petite planche. Deux portugais nous rejoignent à  l'eau. En sortant, chacun raconte ses déboires pour échapper au péril sur les rochers, car la marée est presque haute !

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