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En route pour les Mentawai

Léa à  Katiet
Léa à  Katiet - Julien Billard

Bengkulu 23 heures, après onze heures de bus, le chauffeur du bus ne trouvant pas l'hôtel où nous allions, nous dépose au terminal. Trente mototaxis se ruent sur nous pour nous conduire à  l'hôtel. Faisant mine de ne pas comprendre, ils [...]

Bengkulu

23 heures, après onze heures de bus, le chauffeur du bus ne trouvant pas l'hôtel où nous allions, nous dépose au terminal. Trente mototaxis se ruent sur nous pour nous conduire à  l'hôtel. Faisant mine de ne pas comprendre, ils nous demandent cinq mille roupies. Pensant faire une bonne affaire nous montons sur les motos, chargés chacun d'un board bag, d'un gros et d'un petit sac à  dos ! 500m plus loin se trouve l'hôtel. J'étais un peu furax quand j'ai regardé Julien qui a éclaté de rire. On s'est bien faits avoir, on aurait été aussi vite à  pied ! Les deux chauffeurs et nous avons rigolés un moment, et finalement, c'était un moment génial.

Le Lonely planet, sorte de bible du voyageur perdu dans un pays dont il ne parle pas la langue, parlait d'un hôtel propre. Si l'on considère que les cafards avaient pris une douche avant de rentrer dans notre chambre, alors d'accord, l'hôtel était propre ! Partout en Indonésie, on nous a donné des chambres avec deux lits séparés, car nous n'avons pas d'alliance aux doigts ! Lorsqu'on se tient par la main, les rires et les commentaires fusent dans la rue. Quand je pense à  tous les ados qui s'embrassent à  pleine bouche sous les arrêts de bus en France, ça me fait rire !

Plein d'entrain, nous organisons à  l'aide de nos trois mots d'indonésiens, notre route jusqu'au port. Des minibus sillonnent la ville et transportent les voyageurs pour des prix dérisoires, même pour les locaux. Les transports en commun sont un modèle dans les villes d'Indonésie. Peut-être parce qu'une grande partie de la population les emprunte. Arrivés au port la fleur au fusil, nous pensons prendre le bateau qui est censé partir tous les mercredis soirs. Malheureusement, les gardes-côtes nous apprennent qu'il n'y a pas de bateau aujourd'hui, mais qu'il y en aura certainement un la semaine prochaine ! C'est un grand moment de désarroi pour nous. Où aller, quand et comment ? Tous nos plans sont à  revoir ! Devant nos mines déçues, les gardes-côtes nous invitent à  rentrer dans leur cahute pour prendre un kopi-susu, une version hyper sucrée de notre café crème ! Ils sont d'une gentillesse réconfortante et d'une grande curiosité. La matinée passe vite, ils nous emmènent à  moto découvrir les espaces industriels du port qui font leur fierté !

Sous la chaleur de midi, nous nous perdons dans un marché aux couleurs éclatantes marqué d'une simplicité singulière qui fait le charme des indonésiens. Ainsi, chacun pose avec un large sourire pour la photo et nous continuons à  nous perdre dans ces rues qui se ressemblent toutes. J'avais le coeur rempli de rires de gamins, de regards brillants et de bonheur dilué tout autour de moi. Julien, de son oeil juste et doux, a saisi dans l'appareil, les moments précieux de cette ballade au marché.

Nous décidons de partir plus tôt que prévu aux îles Mentawais. Pour cela, il nous faudra rejoindre la ville de Padang, à  16 heures de bus, d'où nous prendrons le bateau pour les îles.

Je n'en crois pas mes yeux quand je vois l'épave dans laquelle nous nous apprêtons à  monter pour rejoindre Padang. Julien n'a pas la place de s'asseoir normalement car ses jambes sont trop grandes et ne rentrent pas entre les deux sièges ! Nous ne pouvons pas prendre les bus climatisés, plus confortables que ce poulailler à  roulettes car nous devons mettre nos planches sur le toit. Le principal étant d'arriver à  bon port, nous nous satisfaisons de notre sort. Nous avons surnommé Porki et Porcinet les deux rabatteurs de bus et nous nous amusions à  faire des blagues stupides du style : A quoi reconnaît-on un rabatteur de bus heureux ? (Il a des mouches collées sur les dents). Prévu pour 12 heures, le trajet a duré 19 heures. Exténués, nous sommes arrivés à  Padang à  7 heures du matin. A cette heure, l'humidité formait des nuages de brumes autour des habitations et au dessus des rivières dans cette région montagneuse. L'atmosphère mystique était renforcée par les toits pointus des maisons Mininjau, semblant imiter les cornes du buffle.

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