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Surfeurs : 1 - Pollueurs : 0 au Chili !

Sauvons nos vagues !
Sauvons nos vagues ! - Save the waves

L'association Save the Waves et les surfeurs chiliens ont remporté la bataille qui les opposait à  la Compagnie Régionale des Eaux de Pichilemu. Il n'y aura pas de pipeline sur le spot !

La compagnie chilienne des eaux (ESSBIO) a récemment annoncé l'annulation de son projet de construction d'un pipeline d'un kilomètre, ayant pour objectif le rejet des eaux usées urbaines, au large de Pichilemu, une importante zone d'activités récréatives et notamment un spot de surf renommé.

Les surfeurs locaux, pêcheurs et industriels du tourisme se sont battus pendant près de deux ans pour le retrait de ce projet. Ils n'ont cessé d'insister sur les alternatives possibles. Pourquoi en effet ne pas traiter ces eaux plutôt que de les rejeter à  la mer impunément ? Pour éviter que Pichilemu ne devienne une zone « décharge », tous les acteurs locaux se sont donnés la main et cela a payé. L'ESSBIO propose aujourd'hui d'autres solutions plus respectueuses de l'environnement et a définitivement abandonné son projet de pipeline.

La passion des surfeurs locaux n'a pas été l'unique fer de lance de l'opposition. Si Pichilemu a pu être sauvé, c'est aussi en partie gr'ce à  l'engagement de l'association Save the Waves (en français, Sauvons les Vagues). Dédiée à  la préservation des spots à  travers le monde entier, Save the Waves se bat notamment pour sensibiliser le public et montrer la valeur qu'une vague peut représenter : tourisme, tissu économique local... les retombées sont multiples. L'organisation à  but non lucratif est sur tous les fronts et intervient dès lors qu'un spot est menacé : construction de digues, de marinas, pollutions diverses. Rien n'échappe à  la vigilance de Save the Waves !

A Pichilemu, la communauté locale vit des revenus du surf et de la plage. Mais selon Josh Berry de Save the Waves, le projet initial considérait Pichilemu comme une zone agricole et ne prenait pas du tout en compte le caractère littoral de la zone, l'importance de conserver une côte propre et sans problèmes de pollutions. Les acteurs locaux ont vite rectifié l'erreur et ont défendu leurs intérêts... et les nôtres. Car qui sait, vous irez peut être un jour surfer à  Pichilemu ?...

Retrouvez le teaser de la vidéo « Pulp, Poo and Perfection » retraçant l'histoire de l'opposition au projet chilien de pipeline.

Emilie Dalibert - Publié le