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Présentation de la coupe de France à Capbreton

Coupe de France
Coupe de France - FFS

Cette Coupe de France de Surf à Capbreton est la deuxième du circuit Coupe de France après celle des Sables d’Olonne. La compétition promet d’être rude et d'un très bon niveau.

La zone de Capbreton est reconnue internationalement pour ses spots magiques et variés, la compétition se déroulera donc soit sur : Le Prévent, avec ses jolis bowls droites/gauches entre deux digues de rochers. Le Santosha avec sa fameuse droite déroulant le long de l’épi rocheux ou encore sa belle gauche en face des bunkers.

Chez les filles

Vainqueur de la première étape aux Sables d’Olonne à la mi-avril, la Guadeloupéenne Kim Véteau (15 ans) s’annonce comme la favorite à Capbreton. « Mon objectif est de gagner, comme sur chaque compétition », déclare celle qui réalise un début de saison canon. Après ses succès sur la finale international du Rip Curl Grom’s Search, il y a un mois à Bell’s Beach (Australie), puis aux Sables donc, Kim s’est imposée voici quelques jours à Capbreton (déjà), lors de la première manche du Search européen dans sa version 2013-2014. « J’ai beaucoup travaillé sur mon mental, explique-t-elle. Avant, je me mettais beaucoup de pression alors qu’aujourd’hui, je suis beaucoup plus relax, je vais à l’eau pour avant tout prendre du plaisir. C’est ce qui manquait dans mon surf, et ça explique sans doute mes bons résultats.»

Kim a aussi profité du stage fédéral l’hiver dernier chez elle en Guadeloupe. « La venue de Yann Martin (entraîneur national) m’a fait beaucoup de bien sur le plan technique et physique avant le début de la saison. J’ai débuté l’année avec un objectif : gagner d’entrée pour marquer mon empreinte.» Malgré le froid auquel la fille des îles n’est pas habitué, « mais franchement on s’y fait», et les petites vagues prévues ce week-end, « ça ne me tracasse pas », Kim vise donc la passe de deux en Coupe de France. Histoire de préparer au mieux les championnats du monde juniors du Nicaragua (8-14 juin), pour lesquels elle est évidemment sélectionnée. La victoire de Kim Véteau à Capbreton n’est toutefois pas acquise.

Deuxième aux Sables d’Olonne, la Vendéenne Marie Dejean (21 ans) veut sa revanche sur la « gamine ». La championne de France en titre, plus à l’aise dans les grosses conditions que dans les vaguelettes annoncées saura-t-elle toutefois se sortir de ce qui s’annonce comme une loterie ?

Absente voici trois semaines, Maud Le Car (20 ans) fait son grand retour en Coupe de France en cette fin de semaine. Originaire de St Martin aux Antilles, Le Car avait fait une croix sur le circuit fédéral en 2012. Vainqueur du Quiksilver Maider Arosteguy de Biarritz début avril, la n°6 Française est sans aucun doute celle qui est la plus à même de déloger Kim Véteau.

On surveillera également de près l’Hendayaise Marion Bouzigue (17 ans), 3e aux Sables d’Olonnes, mais aussi Ana Moreau (18 ans) et Joséphine Costes (17 ans), laquelle a déjà son ticket pour le Nicaragua. Seulement 5e lors de la manche d’ouverture vendéenne, Costes se doit une revanche. Elle a, certainement, davantage de pression que les autres filles du plateau.

Chez les garçons

Vous voulez du lourd ? En voilà ! Dans les Landes, les habitués du circuit fédéral vont être rejoints par certains des meilleurs professionnels français, lesquels profitent du break dans la saison WQS pour participer à cette épreuve et ne pas casser le rythme de la compétition.

Joan Duru (n°2 français, 24 ans), Romain Cloître (n°3 français, 23 ans), Adrien Toyon (n°7 français, 23 ans), pour ne citer qu’eux, ont confirmé leur participation, en attendant celle évoquée de Vincent Duvignac (n°6 français, 25 ans), vainqueur du Quiksilver Maïder Arosteguy il y a un mois. Ces trois-là font évidemment figure de grands favoris à la victoire, tout du moins à une place en finale. Deuxième du WQS 6 stars de J’Bay en Afrique du Sud l’an dernier, Duru sera assurément l’homme à suivre.

Vainqueur de la première des quatre manches de la Coupe de France aux Sables d’Olonnes, Simon Marchand (28 ans) sait qu’il sera difficile de réaliser la passe de deux avec un tel plateau. « Mais ce sera un beau challenge ! assure-t-il. J’ai bientôt 29 ans, je me bats contre la nouvelle génération. J’ai été absent pendant deux saisons et je me suis fixé l’objectif de faire un maximum de compétitions cette année. A Capbreton, je vais essayer de faire aussi bien qu’en Vendée même si une place en finale sera déjà quelque chose de très bien vu le niveau.» Simon espère tirer son thruster du lot dans les petites vagues attendues ce week-end. «Ça va être différent des conditions qu’on a eues en Vendée mais je ne me prends pas la tête, je ne surfe qu’avec la même planche en ce moment ! Je vais prendre les séries les unes après les autres… »

Les places seront donc très chères à Capbreton, d’autant qu’à tout ce beau monde, il faut ajouter le Martiniquais Tom Dubos (16 ans) et Tom Cloarec (19 ans), tous deux finalistes aux Sables. Sans oublier Tristan Guilbaud (22 ans), les Bretons Gaspard Larsonneur (19 ans) et Ian Fontaine (19 ans), le Réunionnais Ugo Robin (18 ans), les cousins Diego et Nommé Mignot (17 et 15 ans), Edouard Delpero (22 ans) ou encore Nelson Cloarec (16 ans) revanchard après sa contre-performance en Vendée (17e). On aura une pensée toute particulière pour Tommy Boucau (18 ans), arrivé d’Australie pour le stage national en vu des championnats du monde juniors du Nicaragua ( 8-14 juin), et qui s’est gravement blessé au genou il y a quelques jours. Le jeune homme risque l’opération des ligaments croisés et pourrait être absent des spots durant de longs mois.

Forfait lors de la première étape car malade, Rudy Maréchal (23 ans) a pour sa part « une grosse pression ! » Local de l’étape, en haut de l’affiche officielle de la compétition, le Landais n’a pas le droit de se louper à domicile. «Je surfe à la maison, il faut que je fasse un résultat, confie-t-il. Mais je me sens très bien en ce moment, aussi physiquement que mentalement, et j’ai décidé d’être à fond cette saison. » Les petites conditions du week-end pourraient-elle le pénaliser ? « Je préfère quand c’est gros, solide, je m’exprime mieux. Après, la connaissance des spots alentours peut s’avérer être un avantage.»

Si la Coupe de France permet aux jeunes loups de se révéler, cette étape capbretonnaise verra aussi la participation du Seignossais Olivier Salvaire (41 ans) tout juste de retour des Mondiaux Masters d’Équateur (13e place) et de Micky Picon (34 ans), ancien pensionnaire de l’élite mondiale WCT et actuel directeur de compétition du Quiksilver Pro France. Une autre génération, tout aussi talentueuse, et encore capable de donner la leçon aux plus jeunes.

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