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On a testé pour vous la Romeufontaine : un trail blanc !

Le début de la course
Le début de la course - rOmanO

Le 18 janvier avait lieu la Romeufontaine, un trail dans la neige. 12, 25 ou 40 km étaient au programme de ce week-end Pyrénéen. On s'est entrainé, on a fait la route et on s'est aligné sur le 40km. On vous raconte !

-10 degrés, c'est la température qu'il fait ce matin au départ de la Romeu Fontaine, un trail blanc de 40km avec un joli 1500 D+. Ce trail sera l'occasion de découvrir des sensations nouvelles : courir dans la poudreuse, déjouer les plaques de verglas, apprivoiser des températures glaciales... sans oublier un début de course dans la nuit à l'aide d'une frontale ! Tout un programme :-)

7h30, c'est parti ! Le début du parcours est plutôt tranquille. On grimpe tranquillement, les chemins oscillent entre neige et verglas, l'occasion de tester les chaînes :-) Le jour se lève tranquillement, une petite couche de brouillard donne une atmosphère mystérieuse à ce début de course. Le soleil apparaît. Magique. On dévalle une piste noire en descente avant d'atteindre le ravitaillement. On se réchauffe avec du thé, on mange quelques pâtes de fruits et on échange quelques mots avec les bénévoles. Je repars à l'assaut de la barrière horaire sous peine d'être dévié sur un autre parcours. La Romeufontaine, c'est pas une course de touristes.

Le soleil brille, la première grosse difficulté se dresse devant moi. Une belle montée, peut-être l'équivalent de la piste noire à l'envers, à grimper dans la poudreuse. Les traces laissées par les premiers concurrents nous indiquent le chemin à suivre. L'ascension est rendue compliquée avec la poudreuse mais j'arrive enfin au sommet. Je suis heureux mais la descente s'avère tout aussi difficile ! Je m'enfonce dans la neige, je tombe et je commence sérieusement à avoir froid aux mains. J'arrive au ravitaillement, je prend du bouillon pour me réchauffer. Je prends mon temps, je reprends des forces. Je repars et je passe la première barrière horaire.

La seconde moitié du parcours est plus facile. Une longue descente sur un terrain accueillant et on remonte au cœur d'une petite forêt. Depuis quelques kilomètres j'accompagne d'autres coureurs... C'est plus facile à plusieurs ! Je passe la seconde barrière horaire avant d'entamer la dernière difficulté : la piste noire que nous avons descendue au début dans le sens inverse. Les crampes commencent à arriver, je n'ai pas réussi à boire régulièrement, la faute à un tuyau de poche à eau complètement givré :-) J'arrive au bout de cette côte avant de redescendre vers la ligne d'arrivée. 6 heures de course, j'arrive avec des images pleins la tête.

Je dois dire que j'ai adoré cette course !

rOmanO - Publié le