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ISA World Surfing Games : Une équipe de France soudée

Marie Dejean
Marie Dejean - Thierry Organoff

Les jours se suivent à  Costa de Caparica et la fatigue autant physique que mentale commence à  se faire sentir. C'est pourquoi depuis quelques jours le programme est adapté à  la carte, selon les heures de passage en compétition. Aujourd'hui c'est [...

Les jours se suivent à  Costa de Caparica et la fatigue autant physique que mentale commence à  se faire sentir. C'est pourquoi depuis quelques jours le programme est adapté à  la carte, selon les heures de passage en compétition. Aujourd'hui c'est Rudy Maréchal qui ouvre le bal dès 8h20. Cela veut dire pour lui (et le staff au complet) un réveil à  6h30, un réveil musculaire, le petit déjeuner et une session d'échauffement à  7h30, sur le spot de compétition, avant le début de l'épreuve.

A l'instar d'Adrien Valero la veille, la série se déroule le long de la digue, avec une forte composante stratégique. Rudy sera fort sur sa série, assurant ses points, avant de prendre possession du pic. Son pote Adrien lui succède 20 minutes plus tard ; même topo, et même stress pour les coaches. Et même dénouement pour le français, qui fait second derrière le sur-vitaminé et sympathique Pablo Guttierez de l'Equipe d'Espagne. Le clan français souffle.

Les repêchages s'enchaînent

Le temps de boire un café, et c'est à  nouveau le tour pour Rudy. Nous en sommes au Round 3 du repêchage, chargé de surfeurs qui n'ont plus rien à  perdre. Ce sera serré jusqu'au bout, tellement les vagues ne permettent pas de prendre le large. Les dernières notes tombent alors que les surfeurs sont déjà  sortis de l'eau. Et la France perd son premier compétiteur sur ce championnat. Le « bizut » comme l'appelle affectueusement toute l'Equipe, aura en tout cas profité de la semaine pour acquérir une grosse expérience. Ce n'est pas fini, et il y a plein de chose à  apprendre. Et en premier lieu d'aller soutenir les potes bodyboardeurs, dont Amaury, injustement sorti du tableau principal la veille. Ce sera une formalité tant Amaury n'a pas sa place dans un tableau repêchage. Le tableau principal reprend ses droits, et Pierre Louis Costes entre à  l'eau. PLC fait peur à  tous ses adversaires et a déjà  fortement impressionné les juges. Du coup, il est très exigeant avec lui même, avec ses prestations, et son choix de vagues. Mais celles-ci semblent le fuir, pendant que les adversaires scorent. Lui cherche « la BOMBE », celle qui lui permet de scorer à  8pts et plus. Les bombes ne viennent pas, et faute de mieux il se jette sur ce qui passe. Trop tard. Il bascule en repêchage, lui aussi pour retrouver son compatriote. Amaury justement dont le programme, si tout se passe bien, ressemble aux travaux d'Hercule : 3 séries prévues, soit 1 heure à  fond, avec le stress, la pression, la fatigue, etc. La 2ème série se passe à  nouveau bien et Amaury rejoint Pierre Louis au 4ème tour de repêchage.

Les girls

Mais avant ça juste le temps de « casser une graine », et de supporter, coacher, accompagner, et pousser nos 2 surfeuses. Marie Dejean, et Amandine Sanchez sont dans la même série, face à  une américaine et une sud africaine. C'est déjà  le Tour 3, soit une belle performance, et le gratin du surf féminin qui se retrouve là . Dans des vagues venteuses, les françaises tiennent bien le pic. Au fil de la série, la sud-af' prend le large, Amandine peine à  trouver des vagues à  potentiel, et finalement cela se jouera entre Marie et l'américaine. 2 stratégies différentes, parce que 2 styles différents. Marie mise sur sa puissance : les plus grosses vagues, avec 2 manoeuvres radicales. L'américaine plus fluette mise sur la longueur de vague, avec des manoeuvres plus « pizza » que radicale. Les critères de jugement sont bien appliqués, et Marie se qualifie pour le tour 4, soit déjà  les demi-finales. A priori, elle conforte là  sa place dans le top 10. Et mieux nous l'espérons. Quant à  Amandine, elle aura sa 2ème chance demain, avec la ferme intention (et les moyens) de prendre sa revanche.

Podium sud

Sur le podium sud, les 3 représentants français du bodyboard vont se succéder. C'est un moment important, où l'Equipe peut perdre gros, pour les points du classement par équipe. Héloïse ouvre le bal. Contre sa vieille rivale, la portugaise Rita Pires, Héloïse a choisi son pic de gauche, tandis que ses adversaires se placent au centre. Pires prend rapidement les devants, alors que les gauches se font attendre. Il en suffira de 2 à  la française pour scorer à  la moyenne, et se mettre à  l'abri d'un retour de la mexicaine. Héloïse termine 2ème et composte son billet pour la petite finale.

ENORME ! Le niveau explose sur la série suivante. A ses concurrents qui scorent sur les ARS, Pierre Louis répond par une vague à  4 rollos : un 8/10 qui le place en tête. Hélas pour les cardiaques de l'équipe, il prendra sa deuxième vague.... dans la dernière minute. Un 5/10 qui le propulse de la 4ème à  la 1ère place. Mais que c'est dure. Amaury entre à  l'eau et on espère la même issue mais pas le même scénario. « Gentilhement », il nous évitera tout stress en scorant haut et fort dès le début. Les 2 français se retrouvent au tour 5 du repêchage... Ca devient intéressant. Retour à  l'hôtel, stretching et relaxation dans les couloirs, accompagné par la guitare de Simon notre virtuose. Un peu de repos qui fera du bien.


Etre licencié, c'est plus de libertés
Source : www.surfingfrance.com

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