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Rédacteur en chef

Bertrand Portrat
Bertrand Portrat - dr

Nom : Bertrand Portrat Société : Trip Surf, Groupe Sud Ouest Localisation : Anglet Présentation du magazine Lancé en juillet 1994 par Eric Chauché, le magazine Trip Surf est repris un an et demi plus tard par les Editions Nivéales. [...]

Nom : Bertrand Portrat
Société : Trip Surf, Groupe Sud Ouest
Localisation : Anglet


Présentation du magazine

Lancé en juillet 1994 par Eric Chauché, le magazine Trip Surf est repris un an et demi plus tard par les Editions Nivéales. En février 2007, le magazine rejoint les Editions Surf Session et lance sa nouvelle formule dès l'été suivant. Approche funky, lecture zapping, style nerveux, Trip Surf se veut décalé et devient rapidement le mag de prédilection des 18-25 ans. 10 numéros par an pour retrouver récits de voyage, infos pratiques et le traditionnel cahier des régions.

Rôle au sein de l'entreprise

Mon rôle, c'est de trouver des idées de sujet et d'aller à  la pêche à  la matière pour les réaliser : des photos, des contacts, des trucs que tu vois sur Internet, des pistes qui te viennent sur le terrain ou lors d'une interview avec un surfeur ou une discussion avec un photographe... et remonter le filon pour arriver à  un nom, un email, un n° de téléphone... Après, c'est aussi de mandater des pigistes pour rédiger le texte ou bien les faire nous-mêmes. Trouver un angle qui diffère du récit de trip classique, idem pour la photo. Et ensuite calibrer cette matière avec si possible plusieurs niveaux de lecture, puis répartir les différents articles sur un chemin de fer en fonction des rubriques, des pubs, de la saison, des marques, et de beaucoup d'autres paramètres.

Les missions, la journée type

Il y a plein de choses différentes. Le boulot de journalisme (écriture, réécriture, choix photos...), c'est tout juste 60% du taf. Après il y a plein de trucs qui ne se voient pas comme les relations avec la fabrication (impression), le photograveur, la maquette, tu fais monter les pages, tu dis que ce qui va et ce qui ne va pas, tu les refais, etc. Ensuite, il y a les news : trouver de l'info décalée, des gens qui acceptent de nous donner des photos sur des trucs qui sont parfois un peu tendus ou seulement rigolos. Après, c'est aussi préparer des reportages, contacter les gars, monter le projet. Avec notre photographe Bernard Testemale, on met en place des échanges pour avoir des billets d'avion, pour loger sur place, trouver un guide... Il y a également de la promotion, du développement web en projet...

Il y a tout un travail de fond que l'on ne voit pas quand on a le magazine en main. Il y a des pigistes, des correspondants, il faut déjà  les payer, faire les papiers, les récupérer, faire les relevés de piges, c'est entretenir un réseau, mais aussi envoyer des mags, poser des questions, répondre aux mails. Si tu attends, il n'y a rien qui arrive ! Animer un réseau, ça prend un temps énorme pour parfois à  l'arrivée qu'un petit papier d'une page, mais qui fait la différence.

Les qualités nécessaires au poste

Le truc parfait, c'est d'être ex-surfeur pro et journaliste pro. Dans le milieu, il n'y en a eu qu'un : mon ancien boss, Franck Lacaze. Généralement, il y a des gens qui sont passionnés, surfeurs à  fond mais qui n'ont pas fait d'études de journalisme. Ca ne veut pas dire qu'ils soient incompétents (loin de là ), mais c'est un profil. Moi le surf, ça a toujours été une passion, mais je n'ai jamais fait de compet', je ne suis pas né dans le truc. En revanche, j'ai fait une école de journalisme et le mix est intéressant. L'idéal, ce serait quelqu'un qui commence par faire du surf comme un porc et qui après se reconvertit en tant qu'ancien sportif de haut niveau.

La formation requise

J'ai passé un bac S, fait une prépa HEC que je n'ai pas finie... puis j'ai préparé les concours. A l'époque, je pouvais faire deux écoles reconnues par la convention (Tours et Bordeaux) sur les six qui existaient. Aujourd'hui, il y en a beaucoup plus. J'ai donc choisi Bordeaux, plus près de la mer. Ensuite, j'ai fait de la Presse Quotidienne Régionale dans les journaux Sud-Ouest en Aquitaine. J'ai fait aussi des hebdos, de la presse locale, hebdomadaire. Puis Franck Lacaze (ndlr : rédacteur en chef de l'époque) m'a appelé, j'étais en CDI en Charente-Maritime pour un petit hebdo et Frank avait besoin de quelqu'un pour le seconder. Alors, j'ai tout l'ché et je suis descendu !

La rémunération et le nombre d'heures

Le salaire, on n'en parle pas. Et le nombre d'heures, c'est assez variable... J'ai pas mal fait d'heures au début car il fallait que je me fasse un fonds de commerce (avoir des sujets d'avance...). Moi, j'ai plutôt tendance à  rester plus qu'il ne faudrait parce que j'aime bien que les choses soient bien faites. Mais l'idée, c'est aussi de pouvoir vivre ce que tu racontes, que tu puisses aller surfer un minimum ! Et puis il faut aussi aller voir si les compétitions sont intéressantes. Je suis pas très compet' mais il y a toujours des free sessions, c'est toujours intéressant d'y être. Et surtout se caler un p'tit trip, c'est quand même important, ça fait avancer ta perception des choses, ton expérience et ça te redonne un peu de jus pour te remettre au bureau !

Les plus et les moins du job

Avant d'être rédac' chef, j'ai fait Hawaii plusieurs fois, les Maldives, l'Ecosse, l'Angleterre, la Réunion, j'ai pas mal bougé. C'est quelque chose qui t'est offert contre ton boulot. Tu peux faire de beaux voyages de presse avec le mag, c'est vraiment le côté positif. Et puis, tu fais ce que tu aimes. Vivre de sa passion, c'est toujours une bonne chose.

Les inconvénients, c'est qu'au bout d'un moment, il faut te faire violence pour que cela continue... Il faut que tu aies des projets, parce qu'autrement tu tournes en rond... Ça a été dur aussi de ne plus aller autant sur le terrain.

Le conseil du pro

Avoir le profil double, habiter près de l'eau et des vagues, être passionné, surfer le plus possible, être curieux... Le trip, c'est le voyage sinon tu surfes toujours la vague en bas de chez toi. Et puis bien sûr, faire des études qui se rapprochent du métier. Le mieux, c'est de faire des études de journalisme. Mais il y a des gens qui sont très compétents sans avoir fait d'études particulières. Vous pouvez aussi vous orienter vers la communication ou les langues, c'est très important. Quelqu'un qui sait parler couramment anglais et qui se débrouille en espagnol et en portugais a un avantage certain.

Sommaire

Rédacteur en chef

Nom : Bertrand Portrat Société : Trip Surf, Groupe Sud Ouest Localisation : Anglet [...]

Responsable Marketing

Nom : Sybille Dupuy Société : Kustom, GSM Europe Localisation : Soorts Hossegor [...]

Responsable d'un club de surf

Nom : Alain « Bacalao » Cassiede Société : Anglet Surf Club Localisation : Anglet [...]

Propriétaire de Surf Shop

Nom : Christine Lancereau Société : Ragdoll Localisation : Anglet Nom : Xabi Anton [...]

Graphiste publicitaire

Nom : Gilles Caramante Société : Kustom, GSM Europe Localisation : Soorts Hossegor [...]

Photographe de surf

Nom : Tim McKenna Société : Tim McKenna Photography Localisation : Tahiti Présentation [...]

Responsable communication

Nom : Cécile Ortigosa Association : Surfrider Foundation Europe Localisation : Biarritz [...]

Team Manager

Nom : Franck Corbery Société : O'Neill Localisation : Mobile ! Présentation de [...]

Shaper

Nom : Renaud CARDINAL Société : UWL Localisation : Angoulins Présentation de [...]

Tour Manager ASP

Nom : Grégoire PUGET Structure : ASP Europe Localisation : Mobile ! Présentation de la [...]