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Championnats du Monde de Surf juniors ISA 2013 - Bon début pour le Team France

Gatien
Gatien - FFS

La France est bien entrée dans ses Mondiaux au Nicaragua. Bien parce qu’elle ai placé 7 de ses 8 surfeurs garçons au 2ème tour. Elle aurait pu faire un 100% et éviter à certains tricolores de rencontrer précocement d’autres têtes de séries.

« On dira que le bilan est mitigé… » Stéphane Corbinien, le team manager, voulait un « 100% » qu’il n’a pas eu. « Elliot (Ivarra) est passé à travers, c’est dommage. Mais bon… Demain sera un autre jour et on a déjà vu des champions du monde, et même des champions du monde français, être passés par les repêchages et arriver jusqu’au bout. » S’il reste sur sa faim en -18 ans, le team manager tricolore a, par contre, apprécié la manière et les résultats des -16 ans. « Ça s’est très passé pour nos cadets, dont certains découvraient les championnats du monde. Et ça s’est même très bien passé pour Nommé Mignot qui a confirmé avec une super série et une vague à plus de 9 pts. »

Diego Mignot, le diesel

Alors oui, la France, 6e nation mondiale, avec ses huit surfeurs têtes de série, se devait de faire le carton plein face à des adversaires très tendres au 1er tour. Et si les cadets ont effectivement été éclatants, les juniors ont davantage peiné. Mais on ne va pas non plus faire la fine bouche. Avec un spot difficile tout au long de la journée avant qu’il ne devienne propre, voire excellent, en fin d’après-midi, les Français ont rendu une belle copie. On pense notamment à Diego Mignot, façon vieux diesel pendant 10 minutes, puis HDI les dix autres. On pense aussi à Arthur Lassée, qui en deux turns bien précis sur sa deuxième vague a mangé ses adversaires. On pense encore à Gatien Delahaye, dont c’était le baptême du feu et qui a parfaitement maîtrisé la pression qui va avec. On pense bien évidemment à Tim Bisso, lui aussi bleusaille, et dont le surf engagé, tonique et déterminé a bluffé le public et, forcément, le jury. On pense, enfin, et surtout, à Nommé Mignot qui a « déchiré » le spot, il n’y a pas d’autres mots, au coucher du soleil avec la meilleure note de la journée (9,25 pts). On n’oubliera pas non plus que Nelson Cloarec et Andy Crière, les deux « briscards » de l’équipe, n’ont pu faire mieux que deuxièmes de leur série respective et qu’ils auront donc un tableau plus compliqué, et ce dès le prochain tour, ce lundi. Ceci dit, au regard des 12 séries de ce second round, les Américains, Australiens, Hawaïens, Brésiliens et Sud-Africains sont, comme nos Français, disséminés un peu partout.

Le staff va s’adapter

Côté staff, la mise en route s’est également bien passée, « mais il y a des réglages à prendre, confie le team manager français. On a pris des options qu’on va corriger, on a des choses à recadrer sur le warm up, sur le coaching. On a subi certaines règles de compétition. Il nous faudra être encore plus vigilants car, même avec une équipe expérimentée, il faut se remettre en question. Pour repartir encore plus fort dès demain (lundi). »
Demain, donc, c’est le deuxième tour garçons et l’entrée en lice des filles. L’ISA n’a pas fait dans la galanterie ou plutôt si parce que les conditions devraient être moins aléatoires en ce début de semaine. Le quatuor féminin a passé la journée de dimanche à encourager les copains. Il sera à l’œuvre tout à l’heure. On attend beaucoup de Kim Veteau en -16 ans et, vu ce que la Guadeloupéenne a produit à l’entraînement, on se dit que les Australiennes, Américaines et Brésiliennes ont de la wax sur la planche. Mais dans cette équipe homogène sur les vagues et solidaire sur la terre ferme, il y trois autres perles qui vont certainement nous étonner.

A commencer par la Réunionnaise Marie Troja, laquelle passe d’un succès sur la Coupe de la Réunion à des Mondiaux en Amérique centrale. Plus qu’un choc géographique c’est surtout le prestige de l’évènement qu’il lui faut appréhender. « Marie, c’est un pari », a lancé Patrick Florès, le team manager. Croyons sur parole le dénicheur de talents en chef et le faiseur de champions. Tessa Thyssen, from Guadeloupe, et Joséphine Costes, notre championne d’Europe, capable d’être la plus angélique sur le sable avant de se muer en une carnassière au line up, complètent cette sélection féminine à fière allure.

Fière allure, c’est d’ores et déjà ce qu’a notre équipe de France juniors. Exemplaires sur les vagues comme sur la plage, nos surfeurs ont été fidèles à la réputation tricolore : sérieux, efficaces, déterminés, solidaires. On n’a donc qu’une seule chose à leur dire : « Continuez comme ça ! »
A Jiquiliste, Stéphane Sisco/FFS



Réactions

Tim Bisso (1er de sa série au 1er tour) : « Je suis super content car j’ai gagné ma série. Là, la pression retombe un peu. Rentrer dans un championnat du monde, ça met le stress. Je suis très content de moi. La journée a été très longue, au soleil, à supporter les potes. Le soleil, moi, j’adore mais s’il pouvait faire un peu moins chaud ça serait mieux ! »

Nelson Cloarec (2e de sa série au 1er tour – 18 ans) : « Je me sentais bien au début de la série. J’ai eu une prmeière bonne vague mais après il y a eu un long calme plat. J’ai repris une vague et j’avais les jambes qui tremblaient. J’ai mis du temps à me remettre dedans. J’ai voulu assurer. C’est passé, c’était chaud mais ça l’a fait. J’ai ressenti une certaine pression à mi-série. Assez bizarre mais ça l’a fait. »

Andy Crière (2e de sa série au 1er tour – 18 ans) : « La première série est toujours la plus dure, c’est celle-là qui te met dans le bain pour la suite. Le choix de vagues était très compliqué, la marée montait. Il m’a manqué une bonne vague pour être 1er mais je suis en place. Il n’y avait pas beaucoup de vagues ; il fallait être en confiance car sur un beach break, il y a toujours une bonne vague qui va venir sur toi. Je suis un peu déçu d’être deuxième car je vais me prendre deux têtes de séries au prochain tour. Mais je suis content d’y être quoi qu’il en soit. »

Gatien Delahaye (1er de sa série au 1er tour – 16 ans) : « C’est mon premier championnat du monde. Etre 1er dès ma première série, je suis très content. Et je suis très chaud pour les prochaines séries. Je n’avais pas envie de me prendre la tête. La première série n’est jamais la plus dure. J’ai donc été à l’eau pour m’amuser et ça s’est bien passé. »

Arthur Lassée (1er de sa série au 1er tour – 16 ans) : « C’est toujours stressant la 1re série. Les vagues étaient belles mais ce n’était pas facile de prendre les meilleures. Il fallait être au bon endroit, au bon moment. Car même s’il n’y pas un gros niveau au 1er tour, les gars dans l’eau ne te le laisse rien. Les vagues étaient petites mais creuses et fun. Je n’ai pas eu de longues vagues mais j’ai pu placer au moins une grosse manœuvre. »

Nommé Mignot (1er de sa série au 1er tour – 16 ans) : « J’ai passé une très longue journée. J’étais très excité. J’avais envie d’y aller. Ça fait du bien de passer le premier tour, pour moi, c’est le plus dur. Je me suis senti super bien dans l’eau. Je n’ai jamais surfé en compétition dans des vagues aussi belles. J’espère que cette gauche sera là toute cette semaine ! J’avais l’impression d’être en free surf et pas en compétition. J’étais sûr d’avoir de bonnes vagues dans ma série. Je ne me suis donc pas pris la tête. »

Diego Mignot (1er de sa série au 1er tour – 18 ans) : « C’était stressant pour moi au début car il n’y a pas eu de vagues pendant dix minutes. Mais après, j’ai eu mes vagues. Le niveau n’est pas élevé au 1er tour mais il faut bien commencer pour être en confiance pour la suite. Avec ma première place, je suis maintenant en confiance pour la suite. »

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