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Championnat du monde de SUP - L'équipe de France part à la chasse aux médailles !

Team France
Team France - FFS

Après trois journées d’entraînement sur le site de Sayulita, Mexique, les 7 athlètes de l’équipe de France sont fin prêts pour les championnats du monde qui s’ouvrent officiellement ce dimanche avec le défilé des nations.

A Sayulita, les Français ont un objectif commun et des ambitions individuelles. A commencer par Titouan Puyo, champion du monde en titre sur la Longue Distance. Depuis son exploit inattendu, le rameur du Pacifique Sud a pris du coffre et signé les perfs sur les compétitions internationales. Il vient d’ailleurs de terminer 4e de la Carolina Cup en compagnie des meilleurs mondiaux. S’il est forcément attendu cette année, il n’est pas dans les favoris avec, cette fois, la participation des meilleurs professionnels de la planète SUP. Puyo doublera également avec la Technical Race.
Champion du monde de SUP surf en 2012 au Pérou, troisième l’an passé, Antoine Delpero est l’âme de cette équipe de France, il en est le capitaine avec une expérience à nulle autre égale. Il a une carte à jouer avec un surf précis, radical, inspiré. Une médaille à aller chercher et pourquoi pas un nouveau titre à décrocher.

Vice-championne du monde de SUP surf l’an dernier, Caroline Angibaud a remporté la première étape du world tour en février à Hawaii. De quoi lui donner des ailes pour grimper d’une place sur le podium de ces Mondiaux. Pour ses quatrièmes championnats du monde, le racer Eric Terrien aura un programme plus « light » puisqu’il ne fera que la Longue Distance. Sa spécialité. Concentré sur un unique objectif, le vice-capitaine de l’équipe de France a promis de tout donner pour monter une nouvelle fois sur le podium.

Après avoir raté la finale de peu l’an passé, Jérémy Massière veut y monter cette fois-ci. Le Landais a le bagage technique pour y arriver et a répété les entraînements avec Delpero pour arriver au top la semaine prochaine.

Un an après avoir découvert les championnats du monde, Céline Guesdon y revient avec l’envie de faire mieux (7e) et, surtout, d’éviter de se mettre la pression. L’Antiboise, qui a multiplié les compétitions d’avant saison dans le Pacifique Sud, aura une semaine chargée avec la Longue

Distance et la technical race

Enfin, le jeune breton Arthur Daniel découvre l’équipe de France et les championnats du monde. Nullement impressionné, celui qui a gagné les sélections pour la dernière place en Bleu, récent vainqueur des deux courses du Mondial du Vent (mi-avril à Leucate), pourrait bien être la belle surprise tricolore de ces Mondiaux. Il sera aligné en Technical Race.

Un an après le lac Nicaragua, la race fait son retour en pleine mer. Le beach break de Sayulita n’est pas insurmontable mais il peut causer des dégâts à l’heure d’un sprint. A noter que, pour la première fois, les Mondiaux offriront des passages sur la plage pour la Technical Race qui promet une ambiance intense.

Paroles de Français

Antoine Delpero : « Je me sens très bien. Les journées commencent à être un peu longues. C’est souvent le cas quand on attend que ça commence. On est posé dans un superbe endroit, avec vue sur le spot. Tout le monde fait ce qu’il a à faire. On espère que la vague va s’améliorer au niveau de la fréquence. Il y a de vagues mais pas assez souvent. Si ça devient plus gros, ça ne sera pas forcément mieux car ça va vite saturer. Mon objectif ? Je vais essayer d’aller jusqu’au bout. Je vais démarrer la compétition tranquillement, bien me mettre dedans et augmenter mon niveau au fur et à mesure pour avoir les meilleurs scores. Compte tenu de la tournure que prend le SUP Surf, ce sont les mêmes critères qu’en shortboard : réaliser les manoeuvres radicales les plus engagées dans la partie critique de la vague, avec le plus de vitesse, de contrôle et de puissance, avec du lien. Il va falloir faire du surf. Contrairement au Nicaragua où il y avait deux sites de compétition, on est tous ensemble cette fois. Il y a donc davantage de partage au sein du groupe. Je suis fier de cette équipe de France, il y a de belles personnalités. De bons surfeurs, de bons rameurs. On a tous les ingrédients pour réussir, à part les gens du sauvetage côtier pour le prone paddle. On va tout faire pour aller chercher les médailles. »

Caroline Angibaud : « La vague n’est peut être pas fantastique mais on a déjà vu largement pire ! On est installé en face du spot, on ne peut pas rêver mieux. Je me dis que je repars à zéro à chaque compétition. Ce n’est pas parce que j’ai fait deuxième l’an dernier et gagner à Hawaii il y a trois mois que je suis devenue la favorite. Toutes les filles sont hyper motivées, moi la première. Je veux faire mieux que l’an dernier, il y a une marche à gravir, et ce n’est pas la plus facile. Si ça marche, ok, sinon c’est que je n’aurais pas fait le job. On a nos petites habitudes de vie de groupe, on se connaît tous. Il y a une bonne cohésion dans l’équipe. »

Titouan Puyo : « Ça a bien marché l’an dernier, donc j’essaye de me mettre dans le même état d’esprit que l’an dernier : pas de pression même si j’ai le titre. Il y a un gros niveau cette année, ça me met forcément moins de pression. Et j’aime bien cette position. J’ai bien débuté la saison, je fais 4e à la Carolina. J’arrive bien en confiance. Je commence à être connu. Même si pas mal de monde ne me connaît pas forcément, ne connait pas mon visage. Je reste encore outsider. Ça me fait plaisir de retrouver l’Océan pacifique, la maison est en face, de l’autre côté (rires). On n’aura pas de conditions avec beaucoup de vent. Le temps devrait être assez calme. En reconnaissance, on s’aperçoit que le plan d’eau bouge un peu. Il y aura des petits bumps à attraper quand même. Mais ça devrait ressembler à une course sur du plat. Tout le monde va s’observer, il faudra s’échapper au bon moment. On a quasiment la même équipe quai Nicaragua, ça a bien marché l’an dernier. On a du sang neuf avec Arthur Daniel, il arrive sans pression, comme moi l’an dernier. Il ne fera que la technical, donc il n’aura qu’à se concentrer sur cette course. Tout le monde va bien, on a une bonne ambiance. En surf, les gars sont tous rodés. Tout le monde est prêt. Le staff est là pour nous cadrer et nous guider. »

Céline Guesdon : « On est dans un très bel endroit. Les premiers entraînements se sont bien passés. Le spot est sympa, il y a quelques vagues, pas très grosses, c’est bien gérable en SUP race. On a aussi fait un repérage pour la Longue Distance. Il y a une petite houle, avec un plan d’eau un peu agité. C’est très intéressant. J’appréhende mes deuxièmes mondiaux d’une manière différente. L’an dernier, je m’étais mis beaucoup de pression. Là, j’ai surtout envie de me faire plaisir. Avec de l’ambition bien sûr. Mais je suis plus sereine. Je me sens plus à l’aise, j’ai moins d’appréhension dans la gestion de l’évènement et dans ma technique. »

Jérémy Massière : « Hormis la vague, l’endroit est magnifique ! On a une maison de rêve. La vague n’est pas très grosse, c’est une droite un peu molle qui ferme à marée basse. Il ne faudra pas dormir, faire des manoeuvres d’entrée et aller jusqu’au bord. On a travaillé avec Antoine (Delpero) sur ce qu’il faut vraiment faire sur cette vague pour marquer le plus de points. Je ne me suis pas mis d’objectif. Le team manager m’a rappelé que j’ai fait 13e en 2012, 5e l’an dernier, et il m’a dit que ce serait bien de continuer à progresser dans le classement. Alors, oui, je vise une place en finale. »

Arthur Daniel : « Il y a une super ambiance dans l’équipe. Je me sens bien intégré, proche d’eux. C’est un très bon point. On est vraiment bien placés avec une vue imprenable sur le spot. Le site est vraiment sympa. Le plan d’eau est assez facile, il n’y a pas trop de vent, les vagues partent de loin. C’est pas mal pour la race. Au large, ce n’est pas hyper plat. Ça va être technique. J’ai dit que je ne me mettais pas la pression, et en fait, j’essaye de ne pas me la mettre jusqu’au jour de la compétition. J’essaye de ne pas penser à ce qu’il s’agit de championnats du monde. Je monterai en pression le jour J. J’ai toujours fonctionné comme ça, je ne vais pas en changer. »

Eric Terrien : « Le spot a l’air vraiment super. On l’a testé plusieurs fois. J’avais peur qu’il fasse très chaud, mais non, c’est vraiment supportable. Je suis excité de commencer la course. Pour la Longue Distance, les vagues n’entreront que très peu en considération. Je ne ferai que la Longue Distance cette année, je vais pouvoir me concentrer uniquement sur cette course. Tout donner, sans arrière pensée. Et après, je me mettrai au service de l’équipe et des autres, j’irai même faire le caddie s’il le faut. On a tous le niveau pour atteindre le podium. Quand on est sélectionné en équipe de France, avec le niveau général du SUP français, on ne peut pas viser autre chose que le podium. Je vise donc le plus haut, quand bien même le niveau sera exceptionnel cette année. Je vais tout faire pour y arriver. »

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EQUIPE DE FRANCE ISA WORLD SUP SAYULITA MEXIQUE... par surfingfrance
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