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Championnat du monde junior ISA 2014 - La France passe en tête !

La France en mode guerrier !
La France en mode guerrier ! - FFS

Ce vendredi matin, la France occupe la première place du classement par nations avec seulement deux éliminés. On a retrouvé nos Bleus qui ont fait une journée incroyable et le moral est remonté en flèche.

C'est le couteau entre les dents que l'équipe de France a attaqué la 5e journée des Mondiaux juniors de Salinas (Equateur) ce jeudi. A quatre jours des finales, et après un mercredi sombre et huit surfeurs envoyés en repêchages, la France n'avait pas le choix que de passer en mode guerrier.

Pour les sept Français du jour, il n'y avait pas le choix. Il fallait gagner ou s'arrêter. Ce format de double élimination permet à tous compétiteurs des championnats du monde d'avoir un joker et de ne perdre qu'une fois. Ils quittent alors le tableau principal pour celui des repêchages. Où, par contre, l'erreur n'est plus admise. Ça passe ou ça casse.

Ce jeudi, à la Fae, ça s'est plutôt bien passé pour la France. La raison n'est pas à chercher dans les vagues, les planches, le soleil ou l'option tactique. Elle est limpide : ceux qui ont fait les patrons dans l'eau ont gagné. Et à ce jeu, les Français se sont montrés déterminés.

Crozon double les plaisirs

Deux Japonais puis deux Brésiliens face à Mathis Crozon ? Du haut de ses 14 ans, le Réunionnais n'a pas eu froid aux yeux. Sans se poser de question, il a laminé le beach break de Salinas, passé deux tours, et s'est montré aux yeux du jury. Le constat est le même pour Titouan Boyer et Len's Arancibia, tous deux vainqueurs de leur heat et qualifiés comme Crozon pour le tour de repêchages 5. Contractés au début des Mondiaux, nos cadets surfent enfin libérés. Avec Léo-Paul Etienne, toujours dans le tableau principal, lui, ils sont tous les quatre encore dans la course. Une perf assez rare dans le camp français pour être soulignée.

Bisso s'arrache malgré une pénalité

La situation est identique pour les quatre juniors français. Avec Nelson Cloarec dans le tour principal et les trois autres en repêchages. Ce jeudi, on a retrouvé le Diego Mignot des premiers jours. Oubliée son erreur tactique de la veille qui lui a coûté de partir en repêchages. Il a dominé le spot en fin d'après-midi comme personne et sa dernière vague est une leçon d'engagement et de maîtrise (7,50 pts). Plus délicate fut la qualification de Tim Bisso, auteur d'une double interférence en début de série sur le Brésilien Philippe Chagas. Mais le Guadeloupéen est allé arracher sa qualif avec les tripes !

« Se battre comme des chiens »

C'est ce qu'a également fait Lisa Girardet chez les cadettes en matinée : très active dans l'eau, sans cesse à la bataille, elle est parvenue à passer son tour de repêchages. Unique éliminée française de la journée, Tessa Thyssen a, elle, payé cash ses nombreuses chutes. Dommage car il y avait la place pour faire le carton plein.

A trois jours des finales, la France a redressé la tête et avance en ordre groupé. Toujours sur le podium du classement des nations, elle a lancé un message fort à tous ses adversaires : elle ne lâchera rien. Ses surfeurs ont promis de se battre « comme des chiens » dixit Len's Arancibia. Parole de Basque.


Réactions

Len's Arancibia : « Je savais ce que je voulais faire en rentrant dans l'eau : prendre une vague rapidement pour être en confiance. J'ai sauté sur toutes les vagues. Je me suis imposé. J'ai fait le patron. Je me sens assez bien dans ces conditions. Je surfe souvent ce genre de vagues en France. Je sais qu'il ne faut pas dormir. Il faut sauter sur tout ce qui bouge. Il faut aller vite. Frapper la vague comme un bourin. J'ai fait deux bonnes premières séries, mais j'ai raté mon troisième tour. En repêchages, je sais qu'il n'y a plus droit à l'erreur. Il faut se mettre par terre. Se battre comme un chien. Y aller à fond jusqu'au bout ! »

Diégo Mignot : « Les vagues étaient difficiles et, en plus, 15 minutes, ça passe très vite. J'ai essayé de prendre mes vagues le plus vite et j'ai eu ma meilleure sur la fin. C'est passé. Hier (mercredi), j'ai fait une erreur tactique. Là, je ne lâche plus rien, je donne tout. Il y a une super ambiance au sein de l'équipe. Les copains au bord nous portent ! On ne va rien lâcher ! »

FFS - Publié le