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Caroline Angibaud et Antoine Delpero restent au pied du podium aux Mondiaux du Mexique

Caroline
Caroline - FFS / ISA

Caroline Angibaud et Antoine Delpero ont tous les deux terminé 4ème des championnats du monde de SUP surf, vendredi à Sayulita. Champion du monde en titre, le Polynésien Poenaki Raioha ramène la médaille d’argent à l’équipe de Tahiti.

Les Etats-Unis enlèvent leur troisième et quatrième médailles d’or avec Izzi Gomez (dames) et Sean Poynter (messieurs), lequel décroche un deuxième titre après celui de 2013. Les Mondiaux se terminent ce week-end avec la course technique et le relais.

C’est l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Comme Céline Guesdon mardi sur la Longue Distance SUP race (4e place), Caroline Angibaud et Antoine Delpero restent au pied du podium. Comme Guesdon, ils ont été virtuellement et jusque dans les derniers instants sur le podium avant de perdre la médaille d’argent ou celle de bronze, qui semblait déjà accrochée à leur cou. Frustrant. C’est bien le qualificatif. Mais pas désolant. Loin de là.

Sans l’Australie ni Hawaii

Jamais des championnats du monde n’ont été aussi relevés. En race comme en surf. Et la France a de nouveau tenu son rang de nation forte du Stand Up Paddle mondial en plaçant ce vendredi une finaliste chez les dames et un autre chez les messieurs. Certes, « une finale n’est belle que lorsqu’on la gagne », dit-on. Mais la détermination d’Angibaud et de Delpero à se hisser jusque-là est déjà une victoire quand on sait que ni les Australiens, ni les Hawaïens n’y sont parvenus. Les chiffres parlent d’ailleurs de mêmes : Angibaud a participé à trois finales en trois participations, Delpero en a fait quatre en autant d’éditions.

Si près du but

Forcément, il y a des regrets. Parce que la Vendéenne était apparue au-dessus de ses adversaires lors des deux premiers jours de compétition. Parce que le Marseillais a déjà remporté trois finales ISA (en longboard en 2009 et 2013, en SUP en 2012). Mais c’est surtout le scénario, identique et cruel, qui laisse de la déception. Tant Gomez que Poynter ont survolé leur finale, sautant sur les meilleures et rares vagues pour les exploiter au mieux. Intouchables alors que nos Français les avaient battus plus tôt dans la compétition.

Gomez et Poynter intouchables en finales

Derrière les Américains, on s’est donc battu pour les places d’honneurs. Dans leur sillage, Angibaud et Delpero étaient, croyait-on bien, accrochés à la médaille d’argent. Mais dans les derniers instants des deux finales, la Brésilienne Pacelli et l’Espagnole Ruano venaient plomber l’ambiance dans le camp tricolore, avant que le Tahitien Raioha et le Mexicain Hernandez ne doublent Delpero pour l’éjecter du podium. Pas le final qu’on espérait.

Plus tôt dans la journée, Jérémy Massière avait, lui, été sorti en repêchages pour finalement prendre la 9e place au classement général. Alors qu’il semblait en grande forme pour le dernier jour de compétition, le Landais a arraché les deux dérives de sa meilleure planche et a été déstabilisé au tour suivant. Il avait pourtant accrocher plus tôt le vice-champion du monde australien Jackson Close à son tableau de chasse.

La Technical Race pour conclure

Avec ses trois quatrièmes places, l’équipe de France peut donc être fière de ses résultats même si elle n’est pas dans ses temps de passage. Il ne lui reste plus que trois occasions d’ici la fin des championnats pour ramener une médaille. Car même si chez l’International Surfing Association le quatrième reçoit la médaille de cuivre, le bronze, l’argent et surtout l’or ont un tout autre parfum. Céline Guesdon, Arthur Daniel et Titouan Puyo sont engagés sur la technical race (course sous forme de sprint avec passage sur la plage), dont les éliminatoires se disputent samedi et les finales dimanche. L’équipe de France est également alignée sur le relais (2 SUP et 2 prone paddle). Un dernier coup de pagaie pour forcer le destin qui, décidément, joue des tours à nos Français sous le soleil du Mexique.

Caroline Angibaud : « Sans doute étais-je fatiguée »
« J’aurais préféré que la finale ne dure que 20 minutes, car les cinq dernières auront été la dégringolade pour moi. Je pensais que c’était ma journée. Sans doute étais-je fatiguée en fin de parcours. Bizarrement, je ne suis presque pas déçue. L’an dernier, je n’avais pas bien surfé et j’avais terminé deuxième. Je suis contente de mon surf, je préfère surfer comme ça que surfer « à plat » (sans surfer sur le rail de la planche, ndlr) et avoir des résultats. »

Antoine Delpero : « Déçu mais pas de regrets »
« C’était une finale assez compliquée dans le sens où les conditions n’étaient pas terribles, le spot avait pris beaucoup de vent et les vagues étaient désordonnées. J’ai pêché sur le choix de vague. L’Américain pointé avait bien débuté. Je pensais avoir eu de bonnes vagues mais mes scores n’ont pas dépassé les 4 points. Quand on arrive en finale, on se dit qu’on est là pour gagner. Une finale, ça se gagne. Le premier repart avec la médaille d’or. Deuxième, troisième ou quatrième, c’est pareil. Je suis un peu déçu mais je n’ai pas de regrets. Dans ces conditions, il y en a toujours un qui arrive à tirer son épingle du jeu. J’ai donné le meilleur de mi même. Je suis content de ça. Et content et fier de l’équipe de France. On a bien représenté l’équipe de France à l’international. C’est ce que je retiens. »

Jérémy Massière : « Ça se joue à pas grand-chose »
« Je suis quand même arrivé au dernier jour de compétition. Je termine dans le Top 10. Même si j’avais vraiment envie d’aller jusqu’au bout. Ça se joue à pas grand-chose. J’ai peut être été chamboulé parce que j’ai cassé les deux dérives de ma meilleure planche. Je voulais bien faire pour l’équipe, car on a du monde derrière nous. Quant on est sélectionné en équipe de France, on se doit de bien faire. J’espère avoir une nouvelle occasion de le démontrer. »

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