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Alerte à  Teahupoo : session d'anthologie !

Magic Teahupoo
Magic Teahupoo - Herenui Germain

Née à  3500 km dans le voisinage des quarantièmes rugissants, une houle d'une amplitude exceptionnelle a frappé jeudi dernier la Polynésie française.

A Teahupoo, Tahiti, une houle de sud-ouest a engendré une vague de récif qui avoisinait les huit mètres, selon certains témoignages. Une aubaine pour l'élite mondiale des surfeurs de l'extrême, mais également pour Herenui Germain, 23 ans, une photographe polynésienne qui a réalisé son premier reportage de surf.

"Aux dires des surfeurs, d'avril à  mai, puis de novembre à  décembre, annuellement, on sait que des houles gigantesques du sud vont remonter sur la Polynésie", commente Herenui Germain, une polynésienne qui a découvert la photo il y a tout juste un an. "C'est la première fois que je faisais des clichés de surf", déclare-t-elle. Chevauchant un jet ski, elle avoue avoir pris des risques démesurés pour se rendre sur le spot fréquenté par les surfeurs locaux et étrangers spécialistes des grosses vagues et du surf tracté, tels que Laird Hamilton, Shane Dorian, Garrett Mac Namara, Vetea David, Manoa Drollet, Raimana Van Bastolaer. Au total, une quinzaine de surfeurs hawaïens, brésiliens et tahitiens s'étaient donnés rendez-vous.

Mission risquée

Teahupoo a forgé sa légende devant les objectifs des photographes parmi lesquels Tim Mc Kenna qui, à  bord d'un hélicoptère, avait pris le parti de fixer les trains de houle sous un angle inhabituel.

Décoiffée par un souffle "off-shore" la gauche de Teahupoo, a charrié des sessions d'anthologie. "Je n'avais jamais vu une houle aussi énorme dans la passe de Hava'e", a ainsi affirmé un riverain de la commune de Teahupoo. Martelant le récif dès l'aube, la houle a atteint son apogée aux alentours de midi. Le pic a duré environ trente minutes. Pas plus.

"Un photographe en jet-ski a été balayé par une vague. Son matériel photo a rejoint les abysses", raconte Herenui, impressionnée par le phénomène rarissime, d'une puissance colossale. "En sortant d'une déferlante titanesque, Raimana Van Bastolaer a béni de s'en être sorti intact. Il était coéquipier de Laird Hamilton", explique la vahine photographe qui affirme que les prises de vues étaient rendues ardues en raison du nombre de bateaux, de jet ski et des embruns générés par chaque déferlante.

Herenui a rejoint le cercle des photographes de surf qui font la légende de Teahupoo.

Source : Tahiti Presse - Publié le