Surf Trips

 

Tikehau, l'atoll du bout du monde


John producteur de coprah
John producteur de coprah
© www.mango-surf.com

Lundi 5 octobre 2009, peut-être 9h30, Tuherahera, Tikehau

Tikehau est un atoll circulaire situé à 300 km au nord-ouest de Tahiti. Il est constitué d’une multitude d’îlots, ces fameux motu, de plus ou moins grande taille. Nous avons passé trois jours au calme sur le motu principal au bout du village de Tuherahera, à l’extrême ouest. Ce « caillou », nous le connaissons par cœur à présent. Nous l’avons arpenté en long, en large et en travers avec nos vélos. Le tour du motu doit faire 10 km, pas plus ! Et je pense que l’on a salué une bonne partie du village et ses 400 habitants !

Nous n’aurons pas la chance de surfer à la passe. Ce n’est pas la meilleure saison et dès notre arrivée, les locaux nous disent que cela marche mieux par houle de nord (décembre – janvier). Mais nous nous méfions quand même, car ici dès que les vagues sont petites (1m – 1m50) ils ne sont pas à l’eau… Nous avons confirmation le lendemain matin avec les pêcheurs qui déchargent les poissons perroquets et autres poissons du lagon pour Tahiti. Ils nous disent qu’il n’y a pas de vagues ces derniers temps.

Franck du club de Plongée nous explique la configuration des lieux et en observant la carte, nous comprenons que le vent de sud-est, le mara’amu, en est la cause. Il démonte le lagon et crée un effet de chasse à la passe, ce qui annule la houle. Tout est bizarrement plus calme derrière la barrière ! Satané vent…

Nous vivons donc au ralenti et passons notre temps à observer la vie locale. Nous apprenons où se trouvent les parcs à poissons et découvrons les quantités incroyables pêchées. Tikehau expédie la majeure partie à Papeete par avion et par bateau. Nous avons rencontré Benoît (à la passe, il habite et pêche, au quai, il décharge). Un peu plus tard, nous observons les différentes phases de production du coprah : coupe des noix de coco, séchage, mise en sac pour Tahiti où elles seront pressées pour récupérer l’huile.

Le soir, nous dinons au snack. Ici en Polynésie, les gens font à manger pour tout le monde. On remarque une pancarte « snack », on s’arrête et on commande un poulet frites fait à la demande. On repart avec notre barquette, c’est marrant. Notre meilleur spot, c’était chez Patricia et Gilles. Il est aussi pompier à l’aéroport et nous parlons de leur vie, de leurs projets. En cinq minutes, on se sent bien, comme en famille.

Autre particularité locale : les chiens ! Tous en liberté (conditionnelle !?), certains nous courent dessus en vélo et aboient comme des fous en montrant les crocs. Que faire ? S’arrêter, faire semblant de prendre une pierre et leur crier dessus. C’est très efficace, mais je préfère ne pas avoir à me servir de cette technique ! Surtout à la nuit tombée !

Ici le soleil se couche à 18h et se lève à 6h. Du coup, on vit à son rythme, c’est plaisant. La vie est si différente. On vit avec les requins (si mignons) et les raies. Les moustiques aussi… Avec le vent, le soleil et la pluie, avec les cocotiers partout et les tiarés. Les oiseaux ont leur île. Nous n’aurons pas la joie de leur rendre visite (trop de vent). Alors ils viennent à nous. Je vous laisse, je vais voir mon petit motu une dernière fois avant Rangiroa.


Rip Curl Girl Rip Curl Tahiti Surf Shop Basse Def. Sekkaki Image Perles du Pacifique

Inscription à la newsletter

Ton E-mail

Events

En Kiosque