Surf Trips

 

Puerto Chicama, la plus longue gauche du monde


Puerto Chicama Sunset
Puerto Chicama Sunset
© mango-surf.com

Puerto Chicama, vendredi 8 août 2008, 9h52

Dès les premières lueurs du jour, direction les vagues ! Il doit être 6 heures du matin, je n'en sais rien.

Nous sommes arrivés hier soir à Puerto Chicama, dans la nuit. Impossible de voir le spot. Noir, noir, noir. Mais déjà, nous sommes bercés par le bruit des belles. Au réveil, c'est donc la surprise. Les lignes sont interminables. Quasiment une dizaine déroulent en même temps ! A l'eau, tous les styles sont réunis : longboard, shortboard, bodyboard… mais aussi tous les âges et toutes les nationalités.

Chaque ride peut prendre une longueur sans fin. Après, il n'y a plus qu'à courir pour regagner la pointe. On se demande même en rigolant s'il ne faudrait pas mieux prendre un moto taxi. Ces gauches ressemblent à Manu Bay en Nouvelle Zélande, le soleil en moins.

Car ça y est, nous avons retrouvé le climat de la côte. Plus chaud et doux (20°C), mais des nuages aussi bas que l'on pourrait presque les toucher. C'est à croire qu'ils se sont couchés sur le Pacifique ! Peu importe, nous pouvons remarcher pieds nus, c'est l'essentiel.

Pour atteindre Chicama, notre premier objectif sur la côte nord péruvienne, nous n'avons pas lésiné sur le confort. 9 heures en bus Cruzero, le top du top ! Repas à bord, télé, couverture, mieux que dans l'avion ! A Trujillo, retour dans les bus locaux où les travailleurs s'entassent pour rentrer chez eux. Nous sommes ravis de retrouver le « vrai Pérou », certes moins grandiose que Titicaca ou Machu Picchu, mais aussi sans touristes !

La Panaméricaine nord est infinie. Pour rallier Puerto Chicama, le désert succède aux collines verdoyantes et aux dunes vertigineuses. Tout à coup, un mirage, on n'aperçoit une parcelle de petites fleurs rougeoyantes. Sublime. Et nous revoilà à nous frayer un chemin entre les pierres et le sable. Le néant.

Nous ne savons pas combien de temps nous allons rester à Puerto Chicama. Les prochaines sessions nous le diront… Lire le récit de la session

Pacasmayo, samedi 9 août 2008, 15h10

Nous voilà à présent dans une petite station balnéaire oubliée, Pacasmayo. Trois quatre sessions à Puerto Chicama ont suffi pour nous combler. Cette vague est un petit bijou pour le longboard, lente et infinie. En revanche, d'autres sections sont aussi très intéressantes pour le shortboard. Ça creuse beaucoup plus à gauche, à côté de la pointe où l'on se met à l'eau. Et il faut sans cesse ramer car le courant tire vers le bas ! Dur pour les bras et dur pour les jambes avec ces kilomètres de surf !

Même le soleil a fait sa réapparition. Il arrive chaque jour vers midi, avec le vent. Et il nous réchauffe gentiment, sans trop d'agressivité.

Aujourd'hui, après la session du matin, un petit tour au marché et sur internet, cap sur Pacasmayo. La ville est beaucoup plus grande, mais reste un petit coin de calme. Notre hôtel a une vue imprenable sur la plage et la grande jetée. Une petite vague déroule, rien d'exceptionnel. Le front de mer est une succession de maisons coloniales plus ou moins délabrées : blanc, vert, jaune, ocre, rouge… Et toujours ce drapeau Péruvien qui trône fièrement sur la place.

C'est le week-end, les enfants et parents se promènent. Certains se baignent. D'ailleurs, Romain a tombé la combi et surfe en short à présent. Tous les locaux de Chicama le regardaient avec des yeux ronds !

L'après-midi est douce. Après avoir retrouvé les saveurs locales à la terrasse d'un restaurant, me voilà affalée sur le canapé du balcon supérieur de l'hôtel. Romain est en repérage pour la session de demain à El Faro. Apparemment cela marche bien le matin…


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