Surf Trips

 

Premier stop à Punta Hermosa


Inca Kola, what else ?
Inca Kola, what else ?
© mango-surf.com

Punta Hermosa, samedi 26 juillet 2008, 16h11

Nous y sommes. Nous avons quitté notre vie de voyageurs vagabonds au Mexique il y a un an et nous la reprenons à présent au Pérou. Cette escapade sur le continent sud américain, nous l'attendions depuis des mois. Et ça y est, nous y sommes.

Arriver à Lima ne s'est pas fait en claquant des doigts. Dès l'aéroport de Roissy Charles de Gaule, nous avons pris le grand ascenseur émotionnel. Annoncés ultra surbookés 3 heures avant le vol, nous nous sommes retrouvés sur liste d'attente avec une quarantaine de compagnons d'infortune. Un record ! C'est finalement 5 minutes à peine avant le décollage qu'on nous appelle au micro. Ouf, c'est le soulagement ! Nous partons à 16h et non pas le lendemain comme la compagnie tentait de nous l'expliquer…

Après quelques heures en transit à Atlanta, nous voilà de nouveau appelés au comptoir d'embarquement. Gros battements de cœur… Et non, cette fois ci pas de surprise. Mais en échange une place en business class pour savourer notre nuit au-dessus de l'Amérique Centrale. Si l'on reste convaincu d'avoir une bonne étoile, ça a l'air de fonctionner ! Même les board bags sont bien arrivés à Lima !

Premier stop de notre périple à Punta Hermosa, à seulement 50 kilomètres de la capitale. Situé au cœur des spots réputés, le Pico Alto surf camp est un endroit paisible, où les sessions s'enchaînent et la vie s'écoule au ralenti. A peine débarqués, nous voici donc déjà sur les plages du sud. Pour notre premier contact avec le pacifique depuis des mois, Oscar nous emmène à Puerto Viejo. Il connaît les spots comme sa poche.

Première session avec de jolies gauches d'1m50 – 2m, belles vagues longues et punchies. Idéal pour se décontracter après l'avion. Quelques dauphins sont même venus nous saluer. Magique. Lire le récit de la session

Depuis notre retour au surf camp, le soleil s'est de nouveau caché derrière les nuages épais. Cela donne des paysages très mystérieux… En tous cas, après une balade dans les ruelles de terre de Punta Hermosa, ce temps nous hypnotise et l'on a bien du mal à résister à l'appel du sommeil.

Pérou, nous voilà et ce n'est que le début !

Pisco, lundi 28 juillet 2008, 19h03

Dès notre arrivée à Lima, ce pays m'a rappelé le Mexique. La ville, ses couleurs, ses vendeurs de rue, ses klaxons, ses maisons délabrées. Et puis peu à peu, ce sentiment a disparu. A Punta Hermosa, au Km 45 de la Panaméricaine Sud, tous nos repères ont été brouillés. Cette ville ne ressemblait en rien à ce que nous avions déjà vu ailleurs. Des rues en terre quasi désertes, des maisons multicolores ayant l'air en perpétuelle construction. Et surtout ce temps nuageux qui rend l'atmosphère étrange. Le ciel est blanc, on cherche le soleil. Ca rend presque l'endroit triste.

Dimanche, nous sommes retournés à Puerto Viejo pour le petit surf du matin avec les dauphins. Le spot est désert, les vagues ont grossi : 3 mètres, pas très clean. Mais qu'importe, nous sommes au Pérou et Romain adore ramer dans les vagues déchaînées ! La plage est envahie par les oiseaux, nous sommes en pleine nature. En regardant aux alentours, les dunes montagneuses me rappellent Fuerteventura. Un petit côté désertique.

En face du surf camp, il y a une vague très renommée au Pérou. Pico Alto est calibrée pour les big wave riders. Dimanche matin, deux équipes de tow-in avaient même sorti les jets ski. Avec seulement 3m-3m50, c'est ridicule…
Lire l'article sur Pico Alto

La journée s'est passée tranquillement dans le grand calme de Punta Hermosa. Jusqu'à ce qu'on aille se coucher et que les voisins débutent une nuit de fiesta ! La musique résonne dans toute la rue, du coup je me mets à danser aux sons des rythmes sud-américains. Romain s'écroule de fatigue, alors que je fais la fête en solo dans la chambre ! J'adore cette musique… un peu moins quand elle retentit encore à 5 heures du matin, mais bon…

Aujourd'hui, c'était le grand saut vers le « vrai » voyage. Fini le surf camp tout compris, vive les bus, hôtels et resto locaux ! De retour à Lima après avoir vu passer les bus complets près de chez Oscar, on a enfin pu en prendre un pour Pisco. Déjà le paysage change heure après heure. Et surtout, le soleil est de retour ! Nous sommes pour 24 heures à Pisco et Paracas (Km 235). L'an dernier, un énorme tremblement de terre a tout détruit. 12 mois après, la ville est loin d'être reconstruite. Quand on traverse les ruelles, on croise beaucoup de tentes, de campements. Certains n'ont plus un seul mur de leur maison. C'est désolant, comme si la guerre avait tout détruit.

Mais les gens gardent le sourire et sont très accueillants. Nous avons la chance d'être installés dans un hôtel très confortable avec eau chaude (quel luxe !) et avons passé une soirée délicieuse à San Andrès, un peu plus au sud. Devant le coucher du soleil, ceviche et pisco saur ont clôturé la journée en beauté. La serveuse se demandait ce qu'on faisait à Pisco. C'est vrai qu'il n'y a plus grand-chose depuis le séisme, mais il reste l'essentiel : les rapports humains et les rencontres…


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