Surf Trips

 

Huahine, authentique et secrète


Baie Avea
Baie Avea
© www.mango-surf.com

Dimanche 27 septembre 2009, 16h05, Fare, Huahine

Nous allons de découvertes en découvertes ces derniers jours. La première peut paraître surprenante : il pleut en Polynésie, même si ce n’est pas vraiment la saison ! Les gens d’ici nous parlent de dérèglement climatique… Tout autour de notre belle planète, c’est donc le même problème. Et les pluies n’ont rien à voir avec le crachin normand. Un vrai déluge ! C’est d’ailleurs grâce à cela que la nature est si généreuse en couleurs. Nous tentons donc depuis trois jours de passer entre les averses.

Nous avons quitté Moorea vendredi matin après avoir bien profité de cette île tranquille. La veille, nous avons goûté au poisson du lagon, pêché du matin par Gaël de la pension Tarariki. Quelle générosité ! Nous quittons cet endroit avec un mélange de regret et d’excitation. Il commence d’ailleurs à pleuvoir, on se dit que l’île est triste de nous voir partir…

Notre avion ATR72 pour Huahine nous a amenés à bon port dans la matinée de vendredi. Le vol a été quelque peu mouvementé et au vu des nuages, du vent et de la pluie, on s’en doutait un peu ! Après seulement 20 minutes, nous découvrons déjà les contours de notre nouvelle terre d’accueil, ses lagons sublimes et ses montagnes mystérieuses.

Nous voici donc installés à Fare dans un petit bungalow en bord de piscine à la pension Fare Ariitere. Yva nous a accueillis comme des princes en nous faisant faire un petit tour du village. Et depuis notre arrivée, nous nous sommes découvert une nouvelle passion : le vélo ! Nous n’arrêtons plus de pédaler et avalons les kilomètres. Pas moins de 80 depuis vendredi ! C’est à ce rythme lent que nous prenons le temps de partager, de nous émerveiller à chaque instant.

Samedi, nous avons bravé la pluie matinale et n’avons pas été déçus. Une fois passés l’isthme qui relie les deux îles et atteints Huahine Iti, le soleil a fait son apparition et l’île a dévoilé tous ses plus beaux atours. Mangues, bananes, pastèques, ananas, uru (le fruit de l’arbre à pain) ne demandaient qu’à être cueillis. Dommage qu’ils ne soient pas mûrs… Une pause s’impose en arrivant dans la baie d’Avea. Le lagon nous appelle pour un stop baignade digne des plus belles cartes postales…

A Parea, nous pensions surfer un peu à côté du motu. Mais le bodyboard de Romain n’aura pas la joie de se mettre à l’eau ici. Il faudra atteindre le soir sur la gauche de Fare pour une petite session en solitaire. Ce n’était pas très gros, assez creux mais les vagues terminaient sur le reef et il fallait sortir vraiment au bon moment ! Ici dès qu’il y a moins d’1m – 1m50, tout le monde dit qu’il n’y a rien, tandis qu’en France la plupart diraient qu’il y a deux mètres… C’est marrant de voir ce décalage de perception.

Le stop déjeuner a été très plaisant dans la baie Mahuti. Au détour d’un virage, nous avons rencontré deux cousines et nous sommes arrêtés manger dans leur snack. Nous étions probablement les deux seuls clients de la journée ! Elles nous ont offert du monoï qu’elles fabriquent elles-mêmes. Rien à voir avec celui du supermarché.

En remontant par Tefarerii et Maroe, le déluge s’est de nouveau abattu sur nous. On aurait pu rejouer la pub Tahiti douche ! Dégoulinants, nous avons cependant vite séchés à la prochaine accalmie et avons même réussis à prendre des coups de soleil sur les avant-bras et les cuisses. Violent !

Aujourd’hui, nous avons remis ça en direction de Maeva et Faie. En vélo, nous risquons l’accident perpétuel avec… les crabes des sables qui traversent devant nous ! Abrités à côté de la mairie, nous avons joué avec les enfants du coin en attendant que la pluie cesse. Ils nous ont emmenés voir les anguilles à yeux bleus (énormes) et on en a profité pour manger chez Coco et sa femme un poulet frites ! Nous pédalons de rencontres en rencontres. Ce matin, nous nous arrêtions aux temples pour écouter les chants de la messe protestante et observer les chapeaux des vahinés ou encore pour observer les parcs à poissons.

Nos yeux et nos cœurs ne savent plus où donner de la tête. De retour à la pension, on se fait une petite partie de baby foot, je me demande bien ce que la journée de demain nous réserve…


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