Il existe environ 80 rivières produisant un mascaret comme la Severn en Angleterre (surfé pour la 1ère fois en 1955), la Garonne et la Dordogne en France (mais malheureusement plus la Seine depuis 1962), le Pororoca au Brésil ou le Lupar Benak en Malaisie mais aucun ne talonne le Guanchao (à prononcer Guanso), un phénomène célébré, observé, étudié, peint en Chine depuis plus de 2000 ans.
Une partie de la rivière Qiantang est protégée par un mur « en écailles » de 200 km de long à l'origine, une sorte de Grande Muraille fluviale. En raison d'un estuaire de 100 km idéalement creusé en entonnoir, le mascaret peut déferler sur 120 km, soit un équivalent de 6 heures. Parce que la rivière est si large et particulièrement peu profonde, le mascaret déferle en continu et en barre pendant des heures avant de heurter certaines parties plus profondes où de longues déferlantes peuvent être surfées sur les bords les moins profonds. Quel que soit le coefficient de marée, il y a toujours une longue vague qui déferle quelque part dans l'estuaire, ce qui en fait la vague la plus régulière en Chine et aussi dans le monde ! Même Hawaii ou l'Indonésie connaissent des jours de calme plat !