Dimanche. Réveil difficile. Une mise à l'eau s'impose pour nous éclaircir les idées. Quelques jolies petites vagues s'offrent à nous sur la gauche de Teavaino. Mirka est triste, c'est le jour du départ. Le temps est venu de faire les bagages, de remercier nos amis pour ces formidables moments et de se dire, on l'espère, à l'année prochaine.
Lundi. Je retourne chez mon ami Cédric à Papeete passer un lundi de pentecôte entre copains à faire du wakeboard dans le lagon. La sensation est proche de celle du snowboard dans la poudreuse, c'est amusant. On bulle, on se repose, on joue avec les enfants.
Mardi. Premier jour de compétition à Teahupoo, la houle est rentrée. Un surfeur brésilien, Neco, m'amène surfer à Vairao, une gauche longue au take-off tubulaire mais à fleur d'eau. Je n'en crois pas mes yeux en arrivant sur le spot dans cette bicoque métallique. Je ne me rends pas compte de l'engagement dont il faut faire preuve et je rencontre plusieurs fois le récif avant de comprendre le truc. Rien à voir avec les vagues que l'on a surfé auparavant. Je tremble à chaque série, il y a bien 2m. Mais les vagues suivantes sont un vrai bonheur.
Nous retournons à la compétition. J'ai la chance de monter sur le jet ski de Dereck pour assister au premier tour. Il faut voir avec quel engagement les gars se jettent dans le tube, c'est beau mais effrayant.
Mercredi. Denis, local de Vairao, m'amène surfer tôt le matin. J'éprouve une formidable sensation de liberté lorsque le bateau s'engage dans le lagon par cette heure matinale. La houle n'a pas beaucoup baissé et les vagues sont toujours aussi magiques. C'est un vrai régal toute la matinée même si je traverse plusieurs fois le récif et même si je casse ma planche en trois ! Je me sens en vie, aller au bout de mes forces est tellement agréable. Nous revenons le lendemain avec Cédric, je ne veux pas en perdre une miette…
Les phases finales de la compétition se déroulent dans des vagues plus petites. Manoa Drollet nous offre une magnifique demi finale contre Joel Parkinson, à l'image du 3ème tour contre Kelly Slater. On dirait qu'il a réuni la force de tous les tahitiens derrière lui, c'est beau à voir. L'ambiance de la finale était un moment inoubliable, tous ces cris, tous ces encouragements derrière l'enfant du pays. Même s'il n'a pas gagné, le parcours est exceptionnel, alors chapeau Manoa !