Mardi. La chance nous sourit. Une jolie session à Taap's : 1m20 creux mais facile avec un joli bowl après le départ. Juste parfait pour s'exprimer et encore mieux à seulement cinq dans l'eau. Sur mes vagues, je vois le corail défiler sous mes pieds ! C'est assez surréaliste comme vision. Nous surfons des heures, je n'ai pas envie de sortir, je suis comme un poisson dans l'eau. Et pourtant, mon corps est épuisé, vidé de toute énergie… mais empreint d'un doux sentiment de liberté. Cédric a immortalisé ce moment depuis le bateau ancré dans la passe. Le plaisir est grand de visionner ces clichés une fois la nuit tombée.
Lucile, notre maquilleuse commence son travail sur les chapeaux de roues. En un tour de main elle étale ses pinceaux et ses poudres magiques. Pouponnées, nous essayons de ne pas être trop crispées dans nos habits tout neufs. Tout s'enchaîne vite, la lumière est éphémère. J'aime cette agitation soudaine, une certaine effervescence qui pousse chacun à faire de son mieux. Cependant, il n'est pas facile pour moi d'être naturelle devant cette intimidante mascarade. J'admire l'aisance d'Alana, regard doux et sourire séduisant, l'attitude est juste, sans un faux pli. Stéphanie s'échine, petit elfe volontaire, à capter la lumière pour la renvoyer vers l'objectif de son mari. Joli travail d'équipe. Une fois les scènes de la maison terminées, nous investissons la plage de Maraa par un magnifique coucher de soleil.
Joana nous quitte ce soir pour participer à une compétition portugaise. Voyage écourté à seulement cinq jours qui n'auront pas suffit à découvrir les joyaux de cette île mais qui auront permis de donner un avant-goût appétissant.