Bora Bora, le rêve bleu
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Lagon © www.mango-surf.com |
Vendredi 2 octobre 2009, 13h15, Sur le tarmac de l’aéroport de Bora Bora
Il est toujours étrange et quelquefois émouvant de quitter une île où l’on a passé d’excellents moments, mais dès que l’avion se pose sur la prochaine île de notre périple, une nouvelle aventure commence. C’est ce qui s’est produit lorsqu’on a quitté Raiatea et cela recommence avec Bora Bora… Nous voilà en route pour l’archipel des Tuamotu. Attention décollage !
Nous avons quitté Raiatea mercredi après midi l’esprit léger et le corps libre. Les trois jours passés sur cette île ont été inoubliables. Avant de partir, nous avons récupéré un virement Western Union à la Banque de Polynésie (merci les parents !). Et sachez-le, ce système peut vous rendre un grand service. Arrivés à Papeete avec pas un sou en poche, nous comptions sur les distributeurs de billets. Peine perdue. En Polynésie, les plafonds de retrait sont extrêmement bas comparés au niveau de vie et aux prix ! 35.000 CFP tous les 7 jours avec une carte Visa, soit moins de 300 € ! Avec une Visa Premier, c’est mieux : 100.000 CFP. Du coup, on peut vite se retrouver sans cash et dans les îles, pas toujours évident de payer en carte ! Bref, ce virement nous enlève une belle épine du pied !
L’arrivée à Bora est à couper le souffle. Les dégradés de bleu sont très prononcés, le pic montagneux est majestueux et fier, posé bien au milieu de ce lagon mythique. Seuls les hôtels nous laissent perplexes, alignés les uns à côté des autres sur les motu, ces petits ilots plantés sur la barrière récifale. Bora est touristique et cela se voit, les Polynésiens y sont moins spontanés et vont difficilement vers les voyageurs. Nous avons cependant un très bon contact avec les locaux de la pension « Chez Nono ». Nous prenons le temps de converser, d’échanger.
Bora n’est pas connue pour le surf mais il paraît que la passe de Vaitape offre de petites vagues de temps en temps… Mais nous ne sommes pas venus pour cela. Nous voulions comprendre pourquoi « Bora et pas une autre ».
Jeudi, nous avons compris. L’excursion avec Nono Leverd nous a éclairés. Plongée libre avec masque et tuba sur des jardins de corail au milieu de poissons multicolores et d’une grosse murène, rencontre avec les raies d’une douceur incroyable. Dans la matinée, j’approche même des petits requins pointe noire ! Les voir si près et les sentir me frôler est un peu perturbant. Je découvre une vie sous marine riche que j’imaginais à peine.
Le midi, je me demande carrément si mes yeux sont bien ouverts. Nous nous arrêtons sur un motu entouré de sable fin et d’une eau translucide sur des centaines de mètres. Le vert turquoise laisse place à un bleu piscine étonnant, presque fluo, puis à un bleu marine magnifique. Le repas est divin avec toujours le traditionnel poisson cru à la tahitienne, le pain coco et les fruits tropicaux servis dans une assiette de feuilles tressées… Hum !
Après avoir ouvert ma première noix de coco (avec un peu d’aide je l’avoue) et avoir observé les dauphins près de Vaitape (un coup de chance), la pluie fait son grand retour dans la soirée. Peu importe. La journée a été superbe.
Nous avons profité du lagon de Bora et nous nous dirigeons à présent vers les atolls perdus des Tuamotu. L’avion file à toute allure dans les nuages. Le bruit du moteur et des hélices nous bercent. Je viens de rêver…
















