Big surf en danger à Santos del Mar au Chili !
Santos Del Mar a été découverte en 2007 par deux big wave riders chiliens. Un an après, elle est déjà menacée par un projet de centrale électrique à charbon…
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Christian Merello © Living color |
Au cours de l'hiver 2007, Christian Merello a fait une rencontre incroyable alors qu'il rentrait chez lui à Pichilemu… Il n'en croyait pas ses yeux sur le bord de la route, perdu au milieu de nulle part. Une vague énorme, inconnue et vierge déroulait devant lui. Il n'en fallut pas plus pour qu'il appelle son acolyte Ramon Navarro, encore complètement survolté. Les deux big wave surfers vont ainsi cacher leur découverte et n'en parler à personne… Jusqu'à ce qu'un projet industriel ne vienne menacer leur trésor.
La vague de Santos del Mar est située dans la 7ème région du Chili. Merello et Navarro la comparent à Maverick's ou Dungeons, même si elle marche moins souvent. Aujourd'hui, elle risque de disparaître. La société AES GENER S.A projette de construire une centrale thermique à charbon de 147 hectares, ainsi qu'une jetée de 2 km pour les cargos approvisionnant en charbon australien. La digue pourrait avoir un impact direct sur la vague.
Le projet « Termoelectrica Los Robles » prévoit le développement d'une usine de 750 mégawatts et d'un port industriel directement à proximité de Santos del Mar. Ce que redoute la population locale et les associations, ce sont les impacts environnementaux liés aux cendres, aux fumées et aux rejets toxiques dans les eaux côtières. Selon Ramon, Santos Del Mar est « la vague la plus puissante du Chili », il faut donc « stopper le projet ».
Les pollutions chimiques (arsenic, plomb) sont observées régulièrement dans les environs des centrales à charbon. L'agriculture développée à petite échelle dans la région, mais aussi les pêcheries pourraient donc être les premiers visés. Les tours de refroidissement utilisant l'eau de mer pourraient également provoquer de graves dommages sur la vie aquatique.
Dave Rastovich, fondateur de Surfers for Cetaceans et free surfeur reconnu, surfait au Chili en juin dernier et ajoutait : « C'est rempli de vie marine. Au cours de mes trips au Chili, j'ai vu très peu de dauphins, mais à Santos del Mar, il y en avait plein et aussi des pingouins, des oiseaux, des poissons, des phoques… ». Un argument de plus pour les défenseurs de l'environnement local.
La riposte s'organise. Beaucoup de locaux sont opposés au projet. Save the Waves Coalition s'est emparée du dossier et travaille avec des avocats chiliens. Tout le monde semble confiant au vu de l'étude d'impact incomplète rédigée par AES. Mais avec un projet de plus d'un milliard de dollars, la partie n'est pas gagnée…
Pour vous tenir informé, une seule adresse : http://greensurfing.blogspot.com
Emilie Dalibert
Publié le : 22/07/2008













