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Stephanie Gilmore, reine mondiale du surf féminin

Gilmore
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En France pour quelques jours lors du Swatch Girls Pro, la triple championne du monde australienne Stephanie Gilmore s'est confiée à  Mango-surf. Et tout sourire bien sûr... voilà  pourquoi on la surnomme Happy Gilmore !

Mango-Surf : Salut Stéphanie ! Alors contente d'être en France ?

Stephanie Gilmore : J'adore la France ! Il y a une culture incroyable, j'aime le vin, le fromage, l'ambiance est géniale. J'aime beaucoup venir en Europe, visiter Paris, Londres, faire des concerts, du shopping.

M-S : Comment trouves-tu les vagues et l'ambiance chez nous ?

S.G : Les conditions lors du Swatch Girls Pro ne sont pas idéales, il y a beaucoup de vent et de remous, mais il y a tellement de bons beach breaks, des vagues vraiment différentes. C'est un très bon entraînement.

M-S : Le surf t'a conduit très jeune à  beaucoup voyager. Quels sont les pays qui te laissent les plus beaux souvenirs ?

S.G : Comme je le disais, j'adore la France et l'Europe en général. J'aime aussi beaucoup l'ambiance d'Hawaii, en fin de saison, il y a un monde incroyable, une ambiance vraiment particulière, des vagues superbes. L'année dernière, nous avons eu une dernière étape avec des conditions magiques, l'une des meilleures étapes de l'année. Mais j'aime aussi rentrer chez moi, surfer à  la maison avec les potes, ma famille.

M-S : Pas trop difficile d'être toujours sur la route et en "mode compétition" ?

image2S.G : J'adore voyager. Je retrouve ma famille le plus souvent possible, mais c'est vrai que mon calendrier est bien chargé entre photoshoot avec Rip Curl, un projet de film avec la fille de Doug Warbrick (fondateur de Rip Curl), les compétitions et notamment le prochain WT au Pérou. Maintenant, ma soeur Whitney est ma manager et ça me fait du bien de l'avoir au plus près pour gérer une partie de ma carrière.

M-S : Tu as commencé le surf à  10 ans et 7 ans plus tard tu remportais déjà  une étape du WT. C'est quoi ton secret ?

S.G : Hahaha... Même si je le savais, je ne vous le dirais pas. Je pense avoir un bon mental, une bonne préparation. Après, il y a tellement de surfeuses incroyables sur le tour, nous avons toutes des styles différents, des façons de gérer le stress et la pression différemment.

M-S : Déjà  3 titres de championne du monde. Lequel a été le plus difficile à  décrocher ? Et le plus beau ?

S.G : Le meilleur restera certainement mon tout premier titre, ce sentiment incroyable qui m'a emporté ! Les 2 autres ont été plus difficiles à  gérer avec la pression, les attentes de chacun. Il y a aussi la présence des médias et la gestion qui m'a un peu surprise. Mais gr'ce à  mon entourage, j'ai pu gérer ce nouveau facteur dans ma carrière.

M-S : Tu es entre la génération Ho, Fitzgibbons, Moore et les expérimentées Mulanovich, Lima. Quelles sont les filles les plus redoutables selon toi ?

S.G : Elles le sont toutes ! Sofia a l'expérience et 2 titres de championne du monde et la nouvelle génération est vraiment talentueuse. Ça fait un bout de temps que Carissa fait parler d'elle dans le milieu. Coco et Sally sont vraiment fortes et je sais qu'elles ont un mental d'acier en compétition.

M-S : Comment tu vois le surf dans 10 ans ?

image3S.G : Je le vois avec de plus en plus de filles à  l'eau, avec un support des marques aussi important que peut l'être Rip Curl pour les femmes et un intérêt du grand public pour notre sport. J'aimerais qu'on voit de plus en plus de surf à  la TV notamment. J'aimerais pouvoir surfer des reefs breaks paradisiaques sans pollution. Pour le surf féminin, j'espère une évolution comme il a eu ces dernières années, avec un tour comptant plus d'étapes sur les meilleurs spots du monde.

M-S : Et comment toi tu te vois : Maman ? Musicienne ? Avec dix titres de championne du monde ?

S.G : J'aimerais avoir une famille, toujours surfer sur le tour comme Layne Beachley il y a encore quelques années. Pour les 10 titres mondiaux, je ne préfère pas m'avancer de peur de paraître prétentieuse ;). Mais oui, je ferai tout pour arriver à  un palmarès digne de Kelly Slater !

M-S : On m'a dit que tu étais passionnée de photo ?

S.G : Oui, je ne me promène jamais sans mon appareil photo ! J'adore garder mes souvenirs, mes voyages dans une boîte. Rip Curl vient de s'associer avec la marque Lomography pour un appareil photo co-brandé, ça va me faire un nouveau joujou pour m'amuser lors de mes vacances.

M-S : Si tu n'avais pas percé en surf, selon toi qu'aurais-tu fait de ta vie ?

S.G : Je n'y ai jamais pensé. Le surf a toujours fait partie de ma vie. Mais je pense que j'aurais aimé travailler dans la mode. J'adore les fringues, prendre des inspirations de tous mes voyages. Ma soeur a travaillé en tant que styliste et c'est vrai que ça m'intéressait beaucoup.

M-S : Quels conseils tu donnerais à  une petite fille de 10 ans qui débute et qui rêve d'être « Happy Gilmore » ?

S.G : Le surf est une passion. Il faut que cela reste un amusement, quelque chose de naturel. Pour le côté technique, effectivement, la passion ne fait pas tout. C'est un sport exigeant, les vagues ne sont pas toujours idéales, il faut s'entraîner, aller à  l'eau le plus souvent possible. Après quelques années, les voyages permettent de découvrir d'autres spots, d'autres vagues.

M-S : Merci Steph et bonne chance pour le 4ème...

S.G : Merci beaucoup (en français lors de l'interview).

Propos recueillis par mango-surf.com - Merci à  Julie Pollet de Rip Curl - PubliŽé le