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Eric Terrien : Je rentre en France préparer ma reconversion dans le SUP

Eric Terrien
Eric Terrien - FFS

Après un mois de mai chargé avec les Mondiaux du Mexique et la SUP Race Cup de Ste Maxime, Eric Terrien fait le point sur son entame de saison, sur son programme 2015 et lève le voile sur son avenir.

A 33 ans, le Monsieur SUP français parle officiellement pour la première fois de sa reconversion. Qu’il ne voit pas ailleurs que dans sa passion. Confidences.

FFS : Eric, tu es entre deux étapes de l’Euro Tour puisque tu viens de quitter Sainte-Maxime pour l’Allemagne. Que gardes-tu de ton week-end en Méditerranée ?

E.T : Ça a été un super week-end. La Sup Race Cup est une classique dans le paysage des courses européennes. On s'y retrouve chaque année depuis 2010 et l'esprit est vraiment bon. En plus, pour cette 6e édition il y avait un beau plateau.

Tu étais tenant du titre et quadruple vainqueur de l’épreuve. Après avoir terminé 6e de la Technical Race le samedi, tu as abandonné sur la Longue Distance. Peut-on en savoir davantage sur tes deux jours ?

E.T : Je n'avais pas ramé depuis le Mexique (où ont eu lieu les Mondiaux du 10 au 17 mai, ndlr). Je pensais que ça serait un avantage d’être plus en forme que d'autres qui avaient enchaîné directement : Mexique, Majorque (1re étape de l’Euro Tour, ndlr) et Sup Race Cup. Sur la Technical, je prend un départ excellent qui me positionne dans le groupe de tête qui est parvenu à faire le trou. Sixième est une belle place. J’ai décidé d’abandonner sur la Longue Distance parce que je n’étais pas en forme et parce que je n'ai pas réussi à surmonter un coup dur. Ce n'était pas la bonne décision selon ma ligne de conduite. Car, à moins de se blesser ou d'avoir un soucis matériel, on se doit de compléter le parcours quand on commence une course.

Pendant les mondiaux du Mexique tu as laissé entendre sur les réseaux sociaux que tu allais entamer ta reconversion. Confirmes-tu aujourd’hui cette décision ?

E.T : Oui, c’est ce que je m’apprête à faire. J’ai la chance de vivre de ma passion depuis 2009. Je suis très conscient, depuis le début, qu'à un moment ou un autre des décisions allaient devoir être prises en prévision de la fin de ma carrière sportive. Mes plus grand héros sportifs ne sont pas ceux qui ont le plus gros palmarès mais ceux qui ont fait leur meilleure reconversion.

Justement, que vas-tu faire ?

E.T : J’ai 33 ans et ça fait près de 15 que j'habite à l'étranger. Il y a quelques semaines, j’ai décidé de rentrer en France pour reprendre mes études dès le mois de septembre. Je vais faire un Master Staps à l’Université de Nantes. Je désire m'orienter vers la recherche, avec l'objectif, à long terme, de pouvoir réaliser des publications scientifiques sur le SUP. Lesquelles seraient d'intérêt général pour les pratiquants, la formation des athlètes, le développement et la promotion de ce sport.

Et la compétition ?

E.T : En parallèle, je vais bien sûr continuer à m'entraîner et à participer aux courses. Cette décision me permet également de me rapprocher géographiquement de mon sponsor principal, Bic Sport, avec qui je souhaite continuer à tisser des liens solides.

Est-ce que cette réflexion a influencé sur tes résultats mitigés ces derniers temps ?

E.T : C'est dur à dire. Tant de changements en si peu de temps m’ont forcément déstabilisé. Je fais le maximum pour que ça ne se ressente pas dans les résultats. Il me reste de belles performances à faire et j'espère bien continuer à atteindre mes objectifs.

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