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Eric Terrien : « A Barcelone, l'expérience a payé ! »

E.T
E.T - Total Sup

Après des championnats du monde mitigés, Eric Terrien est de retour au premier plan. Cinquième de la Longue Distance de la première World Series de la saison, les 27 et 28 juin à Barcelone, il envisage avec détermination la suite de l’année.

Retour sur cette première levée du tour professionnel avec son analyse personnelle mais également son point de vue sur le niveau général et la performance de sa compatriote Céline Guesdon.

FFS : Tu viens de prendre la cinquième de la Longue Distance aux World Series de Barcelone. Ça doit faire du bien au moral de recoller au plus près des meilleurs. Comment analyses-tu cette course ?

E.T : Je pense que l'expérience à joué, je m'étais vraiment bien placé sur la ligne de départ et il y a eu pas mal de cafouillage que j'ai pu éviter. Je savais qu'il fallait ensuite arriver bien placé dans le draft avant la première section downwind. Cette fois-ci, j'étais exactement là ou je voulais être. Pour le reste, ma planche à super bien fonctionné dans ces petites conditions océaniques et je n'avais plus qu'à ramer !

FFS : Le format des sprints ne semble par contre toujours pas te convenir puisque tu prends la 11e place. Une explication ?

E.T : Je n'ai pas vraiment d'explication. C’est une format très court avec beaucoup de contacts et dans lequel il y a une grande part d'incertitudes. J'avais misé sur une option extérieure au départ de ma demi-finale, et ça n'a pas payé. Avec la pratique, on sait qu'on peut manquer de chance sur une étape, et avoir de la chance sur la suivante. Il y a des événements sur lesquels je m'étais loupé en raison de grosses erreurs personnelles. A Barcelone, j'ai fait de bonnes courses, et après un 1/4 de finale très relevé que j'ai remporté, j'étais content d'arriver en demi-finale. Même si je n'ai pas pu concrétiser pour monter en finale, ce qui m'aurait assurer une très belle place au général. Dommage.

FFS : Quelles ont été tes sensations sur cette première World Series de la saison après un mois d’Euro Tour ?

E.T : J'attendais avec impatience cet événement. Les formats de courses sont plus dynamiques, on se retrouve à nouveau sur des 12'6 qui sont plus joueuses, et j'étais vraiment content d'être à Barcelone, une ville que j'adore.

FFS : On le voit, tu obtiens un nouveau Top 10 avec un énorme plateau. C’est grandement encourageant pour la suite de la saison.

E.T : Je ne m'étais pas fixé d'objectifs particuliers. Après une 5e place sur la Longue Distance, j'ai tenté de ne rien lâcher sur les sprints. Être dans le top 10 sur une World Series est un bon résultat, d'autant plus que le niveau ne cesse d'augmenter.

FFS : Comment envisages-tu justement la suite des World Series ?

E.T : Mon but est de tout faire pour me maintenir entre la 5e et la 10e place. Il me faudrait un gros coup de bol sur les sprints pour faire un Top 5. Mais on a déjà vu des miracles se produire ! Même s'il ne faut écarter aucune possibilité, je dois rester cohérent dans mes objectifs.

FFS : Connor Baxter et Candice Appleby semblent actuellement ramer sur un nuage. Ils sont au-dessus du lot depuis les Mondiaux du Mexique, les vois-tu comme des locomotives qui permettent au niveau général de s’élever ?

E.T : Il y a de nombreuses locomotives, et les écarts se réduisent de plus en plus entre les uns et les autres. Même si dans certaines conditions, certains deviennent de grands favoris, les résultats des courses sont de plus en plus difficiles à deviner à l'avance. Avant 2012, on regardait les résultats des événements, on calculait les écarts de temps et on arrivait à se faire une idée assez précise de ce qu'allait être le résultat de la course suivante. Mais depuis, le niveau mondial est de plus en plus homogène, et on observe davantage de changements de positions chez les meilleurs. C'est motivant pour tout le monde. Les plus jeunes voient bien que la roue tourne et qu'ils ont leur chance, je pense qu'on progresse tous ensemble.

FFS : A Barcelone, on retient aussi la performances d'Arthur Arutkin (3e au général) et de Céline Guesdon, quatrième chez les femmes, qui confirme qu’elle est aujourd’hui une des meilleures mondiales. Que lui manque-t-il encore pour monter sur un podium ?

E.T : Contrairement à certaine de ses adversaires, Céline à une courbe de progression plus forte. Je suis content qu'elle soit dans le Team Bic SUP et que nous ayons pu voyager ensemble sur les courses en Europe. J’ai observé en direct sa progression. C'est une travailleuse, elle met du coeur à s'entrainer et c'est une grande compétitrice. Cette année, elle continue à accumuler de l'expérience et, à terme, ça finira forcément par payer.

FFS - PubliŽé le
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